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Une première murale qui rassemble à L’Île-des-Sœurs

Depuis lundi, l’artiste Késoued travaille avec les enfants sur la toute première murale à L’Île-des-Sœurs. Photo: Katrine Desautels

Une première murale est présentement en réalisation à L’Île-des-Sœurs. L’artiste locale, Edwige Kéké Sourou, mieux connue sous le pseudonyme Késoued, s’affaire depuis quelques jours à peinturer le grand muret du parc de la Fontaine avec la participation de huit jeunes du quartier.

Mme Kéké Sourou qui habite à L’Île depuis quatre ans était surprise, mais fière de se voir confier la mission de la première murale à L’Île-des-Sœurs. Dès que l’appel de candidatures pour le projet a été lancé par l’arrondissement il y a environ un an, l’artiste peintre a sauté sur l’opportunité.

La murale prendra la forme d’un paysage: en avant-plan le fleuve peint en bleu indigo, avec un ciel aux couleurs plus pâles, et des arbres colorés au gré des saisons. Dans l’œuvre, le fleuve représente ce qui unit le côté Verdun terre ferme et L’Île.

L’artiste Késoued souhaiterait que le projet d’infrastructure d’une passerelle piétonne, qui unirait les deux rives, aboutisse. «On a déjà une piste cyclable, mais la passerelle permettrait aux enfants, aux familles et aux personnes âgées de passer facilement de l’autre côté sans devoir prendre sa voiture», affirme la résidente.

Des enfants participent 

L’un des éléments importants de l’œuvre est sans aucun doute les enfants. Sur l’œuvre, huit enfants qui s’amusent et courent avec des cerfs-volants. Ce sont huit enfants qui habitent dans le quartier, âgés de 8 à 12 ans, qui peintureront chacun un personnage.

«Mon rêve, c’est d’unir le côté de Verdun et tout ce qu’il y a de l’autre côté à L’Île-des-Sœurs. C’est pour cela que dans mon paysage il y a le fleuve. C’est ce qui unit les deux rives.»

L’artiste Késoued

Les enfants représentés dans la peinture n’auront pas de couleur de peau, ce seront plutôt des silhouettes. Les jeunes artistes en herbe qui peintureront la murale pourront calquer eux-mêmes le dessin. «J’aime quand l’enfant devient autonome en art et qu’il est capable de dessiner», lance Edwige Kéké Sourou.

Habituée de collaborer avec les enfants, elle a lancé le camp artistique estival, Camp Késoued, il y a quatre ans à L’Île-des-Sœurs. Voir les jeunes artistes à l’œuvre la passionne. De plus, elle est enseignante suppléante à l’école des Marguerite et l’École primaire Île-des-Sœurs. La peintre possède aussi sa propre galerie d’art, la galerie Késoued, située à Saint-Jean-sur-Richelieu, sur la Rive-Sud.

«À la base, nous sommes des silhouettes, nous avons tous une ombre. Je me suis dit que ça parlait plus et que ça unissait», explique-t-elle. L’Insulaire désire que tous, peu importe leur couleur de peau ou même leur couleur de cheveux, se sentent représentés dans l’œuvre de la murale. Elle est d’avis qu’il y a une belle mixité culturelle à L’Île-des-Sœurs et que c’était important d’avoir un souci d’inclusion.

D’autre part, une clôture a été mise autour de la murale afin d’éviter que des personnes fassent des graffitis pendant la création. Lorsque l’œuvre sera terminée, un produit anti-graffiti sera appliqué. La murale devrait être complétée aux alentours du 24 septembre.

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