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Perquisition de l'UPAC à l'arrondissement de Verdun

La mairie de l’arrondissement de Verdun est l’un des sites visés par l’UPAC dans le cadre d’une opération spectaculaire, mardi. Contrairement à ce qui s’est passé à l’hôtel de ville de Montréal, il n’y a pas eu d’évacuation dans les locaux du 4555, rue de Verdun et il semble que les enquêteurs recherchaient surtout des documents en lien avec le financement du parti Union Montréal.

En plus de l’hôtel de ville de Montréal, six arrondissements, dont celui de Verdun ont été la cible de l’UPAC, lors de cette opération. À Verdun, les six conseillers en fonction ont été élus sous la bannière de ce parti, mais dans la foulée des démissions de l’automne dernier, seul le conseiller Paul Beaupré n’a pas quitté cette formation politique. Lors de sa démission, en décembre dernier, le maire Claude Trudel avait soutenu qu’il demeurait membre d’Union Montréal.

Plusieurs sources ont laissé entendre que les enquêteurs recherchaient des factures et autres documents qui leur permettraient d’étayer leurs preuves sur le financement illégal dont aurait bénéficié Union Montréal, depuis sa formation. Des témoignages entendus dans le cadre de la commission Charbonneau laissent entendre que des entrepreneurs versaient une partie des revenus de leur contrat à l’argentier de ce parti.

Au moment d’écrire ces lignes (mercredi, en matinée), les représentants de l’UPAC avaient donné bien peu de détails sur leur intervention à la mairie de Verdun. C’est la première fois que les enquêteurs envahissent les locaux de la mairie de Verdun de façon aussi spectaculaire, mais outre cet aspect, il est trop tôt pour attribuer un sens particulier à cette démarche.

Dans les informations qui ont circulé dans les heures qui suivaient cette vaste opération, aucun nom d’élu ou de fonctionnaire de l’arrondissement de Verdun n’a été mentionné. On ne peut qu’en déduire que la démarche s’inscrit dans le cadre des visites simultanées effectuées dans d’autres arrondissements considérés comme des «châteaux-forts» d’Union Montréal de même qu’à l’hôtel de ville de Montréal et aux locaux d’Union Montréal. Celles-ci découleraient d’une enquête amorcée en 2010 et porteraient sur des événements antérieurs à cette date.

Et Catcan?

Rien ne permet d’affirmer que les perquisitions à la mairie de Verdun, ciblaient particulièrement les contrats accordés par l’arrondissement à la firme Catcan. Il reste que c’est un nom qui alimente fréquemment les échanges, lors des périodes de questions, aux séances du conseil d’arrondissement. Le 5 février dernier, le maire Ginette Marotte avait commenté ce dossier en affirmant que toutes les règles des soumissions publiques avaient toujours été rigoureusement respectées par les élus de l’arrondissement.

En juin 2010, notre confrère Pierre Lussier faisait état d’allégations soutenant que cette firme avait obtenu 26 contrats sur 26 au cours des quatre dernières années précédentes. Plusieurs membres du conseil de l’arrondissement de Verdun ont reconnu que, depuis les années 90, cette entreprise avait obtenu presque tous les contrats importants, lors de l’octroi des contrats, mais que dans chacun des cas, Catcan avait présenté l’offre la plus basse.

Il serait toutefois étonnant que l’opération de l’UPAC, mardi, visait directement ce dossier. Plusieurs enquêtes et vérifications ont déjà été faites en marge des contrats accordés à Catcan par l’arrondissement de Verdun et on peut en déduire que les enquêteurs disposent depuis longtemps de toutes les informations qui pourraient leur être utiles.

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