Soutenez

Tramway et métro pour remettre Montréal sur les rails

Richard Bergeron a fait coïncider son passage à Verdun avec l’assemblée générale des membres de Projet Montréal dans l’arrondissement, dimanche dernier. Le chef de Projet Montréal et de la 2e opposition à la Ville, a entrepris cette tournée des arrondissements en septembre 2012 sous le thème d’une décennie perdue avec Gérald Tremblay et Union Montréal.

La métropole du Québec a stagné pendant dix ans, cédant le pas aux banlieues qui ont vu leur population s’accroître au détriment de Montréal, selon Richard Bergeron, qui a expliqué en long et en large, les conséquences néfastes de l’exode des Montréalais et de l’étalement urbain. Urbaniste de profession et professeur dans l’âme, Richard Bergeron rappelle qu’il a connu Verdun à l’époque où c’était encore une ville et non un arrondissement; on lui avait donné la commande d’identifier le potentiel d’avenir de Verdun; aussi en a-t-il exploré les rues et les ruelles sous tous les angles.

«C’est un quartier central de Montréal», affirme-t-il, sans doute un terreau fertile pour le Parti Projet Montréal puisque le chef assure qu’il y reviendra pendant la campagne électorale.

À propos de L’Île-des-Sœurs, qui a boudé Projet Montréal dans le passé, Richard Bergeron anticipe un intérêt grandissant des résidents pour son parti, ne serait-ce que sur la question de «l’école que l’administration Trudel voulait construire dans un parc», a rappelé en grimaçant le chef de Projet Montréal.

Poursuivant son exposé, Richard Bergeron insiste: «les banlieues sont maintenant plus populeuses que Montréal». C’est un tournant décisif qui profite aux banlieues, dont le poids politique augmente, comme en témoigne l’ajout de trois circonscriptions électorales. «22 000 Montréalais quitte la ville chaque année», estime le chef de la 2e opposition qui calcule que 225,000 personnes (en majorité francophones) ont quitté Montréal au cours de la décennie alors que 350 000 immigrants s’y sont installés. Rappelant la désolation de quartiers fraîchement développés sans trottoir ni rue pavée en banlieue, Richard Bergeron a cité le complexe commercial du 10-30 en insistant sur les investissements publics sans lesquels ce projet n’aurait jamais vu le jour.

Concurrence accrue des banlieues, étalement coûteux et ségrégation sociale pour l’ensemble, avec des autoroutes et des trains de banlieue, tout cela n’aurait pris une telle ampleur si Montréal avait agi promptement en développant un milieu urbain avec des services de proximité et des moyens de transport adéquats. «L’enjeu, c’est la formule résidentielle», s’est exclamé le fondateur de Projet Montréal. «Les vieux quartiers sont plus équilibrés sur le plan de la mixité sociale», a soutenu Richard Bergeron qui constate une motorisation moindre des ménages dans ces quartiers où tout peut se faire à pied ou en transport en commun, réduisant ainsi la pollution, les dépenses en pétrole et l’espace requis pour les autos.

Accueil plutôt froid pour une salle de spectacle

Abordant des projets verdunois comme celui de la salle de spectacle, Richard Bergeron ne semblait pas très au courant et un organisateur verdunois s’est empressé de dire que ce n’était pas une priorité que celle de la salle de spectacle du Studio B alors qu’une salle existe déjà à l’école secondaire Mgr-Richard. Par contre le chef de Projet Montréal tient à son projet de plage au pied de l’Auditorium. Celui-ci croit pouvoir attirer beaucoup de monde par transport en commun si possible et sinon, les visiteurs en auto se serviront du stationnement voisin de l’Auditorium…

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.