Île-des-Sœurs
09:27 17 novembre 2020 | mise à jour le: 17 novembre 2020 à 10:45 temps de lecture: 4 minutes

La mouture finale du PPU de la Pointe-Nord de L’Île-des-Sœurs adoptée

La mouture finale du PPU de la Pointe-Nord de L’Île-des-Sœurs adoptée
Photo: Josie Desmarais/Métro

Le conseil municipal a adopté hier la version finale du Projet particulier d’urbanisme (PPU) de la Pointe-Nord de L’Île-des-Sœurs. Plusieurs modifications ont été apportées, notamment la diminution du nombre de logements prévus, désormais établi à 2950, soit 750 de moins.

Autre changement majeur, une limite de hauteur des bâtiments à la Pointe-Nord est établie à 78 mètres, l’équivalent d’un immeuble de 20 étages. Les hauteurs seront réduites aux abords des milieux déjà bâtis puis s’élèveront vers l’autoroute. «En espaçant les bâtiments de plus grande hauteur, nous allons préserver les vues vers la montagne à partir de L’Île-des-Sœurs et vers le fleuve à partir Montréal», souligne Éric Alan Caldwell, responsable de l’urbanisme, de la mobilité et de l’Office de consultation publique de Montréal.

La réduction de la densité était la principale récrimination des résidents de l’île. Comme le secteur visé par le PPU est une aire Transit-oriented development (TOD), il est toujours prescrit une densité de 110 logements par hectare. «On a diminué la capacité d’accueil, mais les mêmes facteurs de densité s’appliquent. Les différentes règles d’implantation vont permettre une répartition plus harmonieuse de l’ensemble des unités», souligne M. Caldwell.

«Avec l’arrivée du REM, les résidents auront un nouveau choix pour se déplacer. La clé pour réduire la congestion [routière] c’est un transfert modal vers ce train électrique.»
-Éric Alan Caldwell

Logements abordables

Le PPU entrevoit qu’environ 43,5 hectares sont propices à l’accueil d’habitations. Selon un document officiel de la Ville, un minimum de 4 785 logements est prévu sur le territoire du PPU. Comme environ 2 150 logements sont déjà construits, la Pointe-Nord devra avoir minimalement 2635 nouvelles habitations.

De plus, sur un horizon approximatif de 20 ans, la capacité d’accueil rend possible la construction d’environ 37 000 m² de commerces, 85 000 000 m² de bureaux et de 25 000 m² d’espaces institutionnels.

D’autre part, environ 300 logements abordables pourraient être construits à la Pointe-Nord ainsi que 600 logements sociaux. «Un promoteur pourrait arriver et avoir l’obligation de fournir 20% de logements sociaux par exemple, détaille le maire de Verdun, Jean-François Parenteau. Toutefois, le promoteur pourrait implanter ces logements sociaux en périphérie de l’île, ajoute-t-il.

Verdissement

Un taux de verdissement de 35% est visé par le PPU, ce qui exclut les toitures vertes. Les nouveaux bâtiments peuvent occuper un maximum de 60% du lot pour dégager un maximum d’espace au sol. Ces espaces devront être verdis à 80%.

«Dans l’approche cité-jardin, on veut que l’espace dégagé au sol ne soit pas transformé en marre de stationnements», soulève M. Caldwell. D’ailleurs, toutes les aires de stationnement des nouveaux bâtiments devront être souterraines. Du stationnement extérieur sera autorisé pour les visiteurs et les personnes à mobilité réduite. Un maximum de 0,75 case de stationnement est prévu par logement.

En ce qui concerne le trafic anticipé à L’Île-des-Sœurs, le PPU mise sur l’arrivée du Réseau express métropolitain (REM) pour désengorger le réseau routier. La Société de transport de Montréal (STM) prévoit réorganiser son réseau d’autobus pour favoriser une meilleure desserte entre les quartiers de l’île et la station du REM. «Nous réalisons en ce moment une étude des divers liens entre l’axe Galt et la rue Marguerite-Bourgeoys, ce qui pourrait aussi améliorer l’accès des conditions de mobilité des gens de L’Île-des-Sœurs», fait savoir le maire de Verdun.

Par ailleurs, la Ville reconnaît les besoins de nouveaux équipements collectifs à l’île. «Chaque développement devra prendre en compte les besoins collectifs et intégrer certains aspects», indique M. Parenteau. À la suite d’ententes avec les propriétaires, certains espaces pourraient être intégrés au sein de projets privés afin de maximiser les lieux au bénéfice de l’ensemble de la population.

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