Lachine & Dorval
08:58 16 février 2021 | mise à jour le: 16 février 2021 à 08:58 temps de lecture: 3 minutes

Une faible augmentation des loyers est prévue pour 2021

Une faible augmentation des loyers est prévue pour 2021
Photo: Naomie GelperL'augmentation des prix des loyers est généralement attribuable à une hausse du coût d’exploitation de l’immeuble pour le propriétaire.

Les loyers des logements locatifs devraient augmenter faiblement au cours de l’année, particulièrement pour les unités chauffées par les locateurs. Une réduction des prix pourrait même être attribuée dans certaines circonstances, prédit le Comité logement Lachine-LaSalle (CLLL).

Cela s’expliquerait par une diminution des coûts d’exploitation des immeubles à logements, surtout pour ce qui a trait au chauffage, selon les données de la Régie du logement. Le prix de l’électricité a diminué de 0,3%, celui du gaz de 11,3% et celui du mazout de 21,6%, en comparaison à l’année dernière.

Pour les unités chauffées à l’électricité aux frais du propriétaire, une légère hausse de 0,5% devrait être observée. Pour ceux qui chauffent au gaz, une baisse de 0,3% pourrait être attribuée, et de 3% pour les logements au mazout.

Les locateurs tenus de payer la facture pourraient observer une baisse de 0,8%.

Le solde des taxes municipales sera maintenu au même montant pour 2021, a annoncé la Ville de Montréal. Une hausse des taxes affecte généralement le prix des loyers.

Il est possible que les loyers des ménages locatifs augmentent pour les résidents d’un immeuble où des travaux majeurs ont eu lieu en 2020. Pour chaque tranche de 1000$ du coût des travaux, une augmentation de 1,92$ par mois sera divisée par le nombre de logements bénéficiant des rénovations.

«Ces chiffres démontrent que si un locataire reçoit une forte augmentation de la part de son propriétaire, il devrait refuser», explique le porte-parole de CLLL, Daniel Chainey.

Responsabilité des locataires

La Régie du logement œuvre dans le but d’amoindrir les effets négatifs du marché sur le prix des ménages locatifs. Le locataire est tout de même responsable de refuser une hausse du solde du loyer dans un délai d’un mois après le renouvellement du contrat de bail.

«Si le prix des loyers était laissé aux variations du marché comme c’est le cas pour les maisons, par exemple, les prix seraient dangereusement volatils et plusieurs personnes perdraient leurs logements», explique M. Chainey.

Lorsqu’un locataire refuse une augmentation de loyer, l’ancien bail se renouvelle à la condition que le logement en question se situe dans un immeuble construit ou recyclé en immeuble locatif depuis plus de cinq ans.

Le propriétaire pourra ensuite faire une requête auprès du Tribunal administratif du logement afin de calculer le prix juste en fonction des règles de contrôle de loyers. L’augmentation devra notamment être justifiée compte tenu des dépenses reliées à l’exploitation de l’immeuble.

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