Un réseau routier pas pensé pour des circuits efficaces d’autobus
Les premiers temps, j’ai bien essayé d’utiliser le transport en commun, mais j’ai abandonné…
Le réseau routier actuel n’ayant pas été pensé pour des circuits efficaces d’autobus est complètement inapproprié. Quand finalement vous arrivez au métro, vous vivez d’autres inconvénients (arrêts de service fréquents).
J’ai donc exploré l’option du train, mais la gare n’est pas proche de mon domicile. Il faut que je prenne l’autobus ou ma voiture pour m’y rendre (et il n’y a pas de stationnement incitatif).
Je me suis également inscrite à du covoiturage, sans succès. Après plusieurs mois d’efforts, je prends ma voiture (seule) et je fais du pare-chocs à pare-chocs sur la 20, assise confortablement en écoutant mon poste de radio préféré.
Mes garçons ne pensent qu’à une chose, s’acheter une voiture parce qu’ils se sentent pris à Lachine. Leurs horaires de travail sont souvent en dehors des heures de pointe, ou sortir avec les amis en ville, et le service de transport en commun à ces périodes relèvent du n’importe quoi.
Un goulot d’étranglement
Ces dernières années à Lachine, on a vu se construire beaucoup de condos. Je ne suis pas contre le développement de la ville, au contraire, elle en a vraiment besoin, mais je n’ai pas l’impression qu’il y a eu en même temps des aménagements pour favoriser le transport de tous et l’intégration de ces nouveaux «voyageurs» dans un système déjà engorgé.
La ville est encadrée par d’un côté le fleuve et de l’autre une autoroute qui longe la côte Turcot et le canal Lachine. Dès que vous essayez de vous faufiler à travers ce réseau, par des routes secondaires, vous arriver à un goulot d’étranglement de circulation d’un réseau routier construit il y a plusieurs années et qui ne répond plus à la demande.
À quand un transport en commun efficace?
Je comprends parfaitement le fait que la solution n’est pas dans l’augmentation de la voiture, mais à quand un transport en commun efficace?
Le développement de Lachine passe par l’accessibilité de son territoire qui crée l’intérêt d’y vivre ou d’attirer des gens de l’extérieur pour venir y faire des activités.
Bravo pour tout ce qui se fait dans le secteur du bord de l’eau, mais Lachine n’est pas que ça et le reste laisse beaucoup à désirer malheureusement.
Depuis que je suis à Lachine, j’ai lu dans le journal local, l’idée d’un train pour le secteur sud, mais rien ne bouge. Et le transport en commun n’a pas été un enjeu de la récente campagne électorale à Lachine, alors qu’il s’agit ici de qualité de vie.
La situation est dramatique et bientôt commenceront les travaux pour l’échangeur Turcot. Je ne vois pas beaucoup d’actions alors qu’il y a déjà urgence. Ces jours-ci, on entend beaucoup les maires des municipalités au sud de Montréal demander des aménagements conséquemment à l’impact du pont Champlain. Et c’est normal.
J’ai l’impression de m’être trompée en choisissant de m’installer à Lachine, une ville endormie où les citoyens sont oubliés, ni urbains ni banlieusards.
Françoise Thibert