LaSalle

Une nuit blanche d’écriture à LaSalle

Une nuit blanche d’écriture à LaSalle
Photo: Messager LaSalle – Carl SincennesLe «Marathon d’écriture intercollégial» été créé entre les murs du Cégep André-Laurendeau par l’équipe du journal étudiant et l’animateur socioculturel de l’époque, il y a près de 30 ans.

Des centaines d’étudiants se sont rassemblés simultanément dans trois cégeps du Québec, dont celui d’André-Laurendeau, la semaine dernière, pour laisser libre cours à leur imagination dans un marathon d’écriture de 24 heures.

«Je peux m’exprimer d’une façon que je ne peux pas faire d’habitude. Il y a plein de procédés que je ne peux pas utiliser à l’oral que je peux utiliser à l’écrit», avoue Frederick Martin, étudiant au Cégep André-Laurendeau et dyslexique orthographique.

Il reconnaît que c’est tout un défi, mais il adore l’écriture, car ça l’aide à faire moins d’erreurs et à mettre sur papier ses idées.

Le président d’honneur du «Marathon d’écriture intercollégial» (MEI), Emmanuel Bilodeau, a accepté ce rôle parce qu’il aime l’écriture, mais aussi pour recevoir l’énergie des jeunes créateurs. Pour lui, écrire est fondamental.

«Il faut juste écrire, ça donne la santé. Ça donne le plaisir, le bonheur, la fierté d’écrire des choses. L’acte d’écrire est libérateur.»
— Emmanuel Bilodeau, président d’honneur, MEI

Il ajoute que cela permet de partager sa vision du monde et de l’humain, ainsi que de prendre parole.

S’il ne connaît pas les règles classiques de l’écriture humoristique, M. Bilodeau a expliqué ses règles lors de son atelier, soit l’authenticité, l’intégrité et l’humour involontaire. Son objectif est que les jeunes se découvrent un talent.

Frederick Martin fait partie de la poignée d’étudiants de l’établissement laSallois qui a participé au 24h d’écriture.

Diversité
Différents styles ont été abordés lors des deux journées d’écriture, dont des textes de nouvelles, des chansons, de la poésie. Plusieurs auteurs connus se sont chargés de les présenter, comme Simon Boulerice qui a abordé l’autofiction et Catherine Éthier qui s’est attardée sur l’écriture d’humeur.

Pour le coordonnateur provincial de l’évènement, Gilbert Forest, cela permet aux auteurs en herbe de toucher à plusieurs styles en peu de temps. «C’est physiquement et intellectuellement difficile, car ils doivent constamment avoir de la créativité, pas avoir le syndrome de la page blanche», affirme-t-il.

Plus de 135 étudiants issus de 45 cégeps ont participé à la 29e édition du MEI qui s’est déroulé au Cégep André-Laurendeau, à celui de Rimouski et de Garneau.

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