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Denis Vallières, modéliste ferroviaire et musicien

Retraité après 35 ans d’enseignement de la musique au niveau primaire, Denis Vallières, 62 ans, vit intensément ses deux grandes passions que sont la musique et les trains. Clarinettiste dans un trio musical, l’homme est un passionné des trains. Le sous-sol de sa résidence de la rue Gérald à LaSalle est occupé par un gigantesque village axé sur le monde ferroviaire.

Un décor des années 50 reproduit à l’échelle. Pas moins de 126 mètres de voies ferrées, deux voies principales, 40 aiguillages, deux ponts, trois tunnels, une rotonde de six stalles avec pont tournant, 21 locomotives, deux autorails pour le transport des passagers, quatre fourgons à bagages, 24 voitures de passagers, une génératrice à vapeur, 53 wagons pour le transport des marchandises, cinq fourgons de queue, deux grues et un chasse-neige rotatif. Ouf! «Mon but n’est pas simplement de faire rouler des trains sur un réseau mais d’opérer l’ensemble comme une véritable entreprise ferroviaire. J’ai adopté le système numérique Digital Command Control qui permet un contrôle du roulement des trains, du son, des phares, de l’éclairage des locomotives ainsi que des aiguillages. Un courant alternatif de 15 volts circule continuellement dans les rails. Ceux-ci, en plus d’alimenter en énergie les locomotives, supportent les messages numériques décodés par des circuits électroniques installés à bord des locomotives ou des autres appareils. Ces derniers réagissent selon les adresses numériques qui leur sont attribuées. La construction de ce réseau est pour moi un projet de retraite. Comme les réseaux de grandeur nature, il ne sera jamais entièrement terminé.» Pourquoi avoir choisi le thème des années 50 ? «C’est l’époque où, enfant, j’ai pu observer ces trains; l’époque où les locomotives à vapeur et diesels se sont côtoyées. Les grands réseaux canadiens, le CNR et le CPR, ont donné un dernier coup de barre pour le transport des passagers en inaugurant de part et d’autre, le 24 avril 1955, les nouveaux trains transcontinentaux, le «Canadien» pour le CPR et le «Supercontinental» pour le CNR.»

Un travail minutieux

«Par souci d’économie et d’écologie, j’ai recyclé certains matériaux. La charpente du réseau est faite en partie de cadres de portes récupérés. Pour le paysage, j’utilise des sacs d’épicerie en papier que j’ai accumulés avant la venue des sacs réutilisables, du carton ondulé provenant de boîtes de carton et du plâtre.»

D’où lui vient cette passion ? «Mon père travaillait au CN, comme serre-freins, puis comme chef de train. Après sa mort, j’ai joint l’Association canadienne du transport ferroviaire et je suis bénévole au Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant.»

35 ans à faire découvrir la musique

Pendant 35 ans, Denis Vallières a enseigné la musique à l’école primaire Saint-Enfant-Jésus, dans le Mile End. «Mon objectif était de communiquer le goût de la musique aux enfants.»

L’homme vit pleinement son autre passion, celle de la musique, comme clarinettiste. «Je fais partie du Trio Seranata. Avec mon épouse au piano et une soprano, on fait des concerts bénéfices.» L’attachement de Denis Vallières pour la musique ne date pas d’hier. «J’ai fait partie de l’Harmonie de LaSalle avec Jacques Laurendeau et la clarinette me fascinait.»

Attachement certain à LaSalle

Denis Vallières et son épouse, Ginette Pelletier, sont les parents de quatre enfants et ils ont six petits-enfants. «Je suis né à Montréal mais mon père a acheté une maison sur la 6e Avenue alors que j’avais trois ans.»

«J’ai fait mon cégep et mon baccalauréat en enseignement de la musique à l’Institut Marguerite-Bourgeoys de Westmount.»

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