Luce se raconte… après plus de 52 ans de collaboration
«On dirait que je ne laisse pas tout à fait. Ça se fait en douce. Je n’ai pas été poussée et on a eu une année de transition. Je vais toujours écrire. J’ai des mots au bout des doigts et il faut qu’ils tombent. J’ai gardé toutes mes chroniques. C’est 52 ans de ma vie. C’est la «petite» histoire de LaSalle, dans la grande».
Son excellente santé lui permet d’être active et sa recette est simple. «Chaque matin, je fais dix minutes d’exercice. Au souper, je prends un verre de vin rouge et je dresse la table comme si j’avais de la visite. Je sors l’après-midi, beau temps, mauvais temps. Le samedi soir, je soupe souvent au restaurant avec des amis ou ma famille. J’aimerais que les semaines aient huit jours et je veux vivre jusqu’à 125 ans».
Ses débuts et sa progression
Luce Lamarche rédige sa première chronique le 14 décembre 1961.
«À mon arrivée à LaSalle, j’ai travaillé au bureau de poste de la pharmacie Couture, qui est aujourd’hui La Boucherie française».
«Le premier chiropraticien de LaSalle, Raymond Mulley, écrivait des articles dans le journal et était un ami de Roger Gagnon qui gérait Le Messager. Je traduisais ses textes en français. Quand Priscilla Laffoley a quitté le journal, j’ai eu le poste, en anglais seulement (Social News), jusq’au 7 février 1963. Ensuite, M. Gagnon m’a demandé de le faire aussi en français et Edna Royston s’est occupée de l’anglais.»
Au fil des ans, la chronique a plusieurs noms: «Chronique sociale», «Vie communautaire» et «Le Carnet» depuis 1995». «Je faisais jusqu’à 12 pages dactylographiées, avec copies carbone pour moi. Il m’est arrivée de ranger la machine à écrire alors que mes enfants se levaient. J’avais passé la nuit à faire mes 12 pages».
La chroniqueuse reçoit les nouvelles principalement par téléphone et courrier. «Je ne sortais jamais sans un stylo et du papier et je revenais avec des nouvelles. J’ai livré ma chronique chaque semaine, sauf une courte interruption quand j’ai été opérée aux yeux en 1974».
En 1965, Luce est recrutée par le Cercle des femmes journalistes et elle s’implique lors de l’exposition internationale de 1967. «J’ai fait l’histoire de chacun des pavillons dans le journal», déclare-t-elle fièrement.
Souvenirs et plans futurs
Luce Lamarche a le sentiment du devoir accompli, elle qui a travaillé à la Commission scolaire pendant 26 ans, en plus d’élever trois enfants.
Ses plans futurs ? «Je me donne deux ans et j’espère ensuite avoir une place dans une résidence où il y aura des services».
Elle s’implique dans des causes telles que la Société historique Cavelier-de-LaSalle et l’Association des bénévoles de l’hôpital.
Honneurs
Après la Médaille du Gouverneur général en 1993, Luce Lamarche a été honorée à titre de Personnalité Richelieu LaSalle de la francophonie 2013 par le Club Richelieu de LaSalle. En février dernier, elle a reçu la Médaille de l’Assemblée nationale du Québec des mains du député Robert Poëti.
Native de Saint-Prosper-de-Dorchester (Beauce-Sud) et arrivée à LaSalle en 1956, Luce Lamarche est la huitième d’une famille de 12 enfants. Elle est mère de trois enfants, grand-mère de six petits-enfants et arrière-grand-maman à cinq reprises.
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