Le Plateau-Mont-Royal
12:38 13 mai 2021 | mise à jour le: 13 mai 2021 à 12:39 temps de lecture: 4 minutes

COVID-19: du porte-à-porte pour sensibiliser les personnes aînées

COVID-19: du porte-à-porte pour sensibiliser les personnes aînées
Photo: Dominic Gildener/Métro MédiaDeux intervenantes, Julia Stringhetta et Louise Chotard, qui font du porte-à-porte dans le cadre de la campagne de sensibilisation.

Une campagne de sensibilisation auprès des aînés et de la population du Plateau-Mont-Royal aux mesures de protection face à la COVID-19, au dépistage et à la vaccination est en cours. Des intervenantes de différents organismes vont faire du porte-à-porte pour tenter de joindre les personnes ciblées jusqu’au 22 août.

Le projet est organisé par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, la CDC Plateau-Mont-Royal et la Table Alliances 3e âge Grand Plateau. Cette dernière réunit une vingtaine d’organismes œuvrant auprès des aînés dans l’arrondissement, dont le Centre du Plateau, les Accordailles, Resto Plateau et Projet Changement.

«En consultant les données, on s’est rendu compte que dans l’est du Plateau, il y avait un taux plus faible de vaccination chez les aînés de 80 ans et plus. Donc, on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose», explique l’organisatrice communautaire du CIUSSS, Louise Bourque.

La campagne a donc été lancée afin d’entrer en contact avec les aînés plus isolés ou en situation de vulnérabilité sociale ou économique, qui peuvent être plus difficiles à rejoindre. Par ailleurs, beaucoup de ces personnes seraient désinformées au sujet de la COVID-19, mais surtout sur celui de la vaccination, selon plusieurs membres de la Table Alliances 3e âge Grand Plateau.

Quelques étapes simples

Portant un dossard avec les logos des organisateurs de l’initiative, les intervenantes vont se déployer au cours des prochains mois, notamment dans les quartiers où le taux de vaccination est faible chez les aînés et où le taux de positivité est élevé.

Les intervenantes travaillent en groupe de deux. Elles reçoivent un parcours différent à compléter chaque jour. La présence de cliniques éphémères influence le choix des quartiers fréquentés.

«En général, les zones sont déterminées selon l’installation de cliniques éphémères. La coordonnatrice nous donne un plan de rues autour des lieux concernés afin d’atteindre les personnes qui sont proches», précise l’une des intervenantes, Louise Chotard.

Le processus est simple. Pour commencer, les membres de chaque équipe se présentent en expliquant qu’elles sont des intervenantes auprès des aînées. Ensuite, elles offrent de l’aide aux personnes non vaccinées en leur partageant des renseignements concernant le virus et le vaccin.

De plus, des dépliants regroupant de l’information importante sur la COVID-19 (mesures de prévention, emplacement des cliniques de dépistage les plus proches, etc.) peuvent être remis.

Il est aussi possible pour les aînés qui ne sont pas vaccinés de prendre un rendez-vous sur place s’ils ont besoin d’assistance pour procéder. Les intervenantes peuvent réserver une place à partir d’une tablette électronique dont elles sont munies.

Même si le but principal est de rejoindre la population aînée, elles discutent aussi avec les citoyens issus de différents groupes d’âge et leur partagent des conseils au besoin.

«On parle avec tous les gens, même s’ils ne sont pas des aînés. On leur fournit des renseignements. On leur demande aussi s’ils sont vaccinés», partage une autre participante de l’initiative, Julia Stringhetta.

Il s’agit vraiment d’une campagne de sensibilisation à la vaccination contre la COVID-19, ajoute-t-elle.

Réception positive

Dans l’ensemble, la réception des citoyens, des plus jeunes aux plus âgés, est très positive, soutient Mme Stringhetta. Les aînés qui sont déjà vaccinés seraient aussi très contents d’apprendre que plusieurs jeunes ont hâte de prendre leur rendez-vous à leur tour.

Cette campagne de vaccination serait très encourageante aux yeux de plusieurs des personnes contactées, selon elle.

«Étonnement, on est très bien accueilli. Personnellement, je n’ai vu personne d’agressif. Les gens sont très contents et nous félicitent beaucoup pour notre travail», partage Mme Chotard.

En plus de sensibiliser la population aux mesures de protection contre le coronavirus, les intervenantes proposent les ressources d’autres organismes si nécessaire, partage la coordonnatrice du Plan d’action COVID-19, Jeanne Barbeau.

«Si une personne a des problèmes avec son logement, on peut lui donner des ressources et faire un suivi», mentionne-t-elle.

En recueillant des données sur la population du Plateau dans les prochaines semaines, les organismes impliqués souhaitent arriver à mieux aider les secteurs ciblés dans différents enjeux.

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