Trafic de drogues au parc Jeanne-Mance: un problème récurrent
« Les citoyens nous appellent souvent pour nous signaler qu’il y a de la vente en plein après-midi, du côté Est de l’avenue du Parc, puisque c’est notre secteur. Ç’a les dérange beaucoup, parce que c’est en milieu de journée et qu’il y a beaucoup d’enfants dans le secteur », explique l’agente sociocommunautaire du poste de quartier (PDQ) 38, Suzie Paquette.
Les policiers ont habituellement du mal à déposer des accusations de trafic, puisque les revendeurs cachent les drogues dans le parc du Mont-Royal. Ils font ainsi face à des accusations de possession simple.
Les deux individus, âgés de 34 et 35 ans, n’ont cependant pas eu cette chance, vendredi le 3 octobre à 14 h 55.
Un d’eux avait en sa possession, 332 grammes de cannabis. Il pesait la marchandise, lorsque les enquêteurs, habillés en civils, ont acheté de la marijuana, tout près du terrain de soccer, pour pouvoir par la suite procéder à l’arrestation des individus.
« Dans 95 % des cas, ce sont des enquêteurs de la division Nord qui font ces opérations. On essaie de faire des arrestations le plus régulièrement possible, mais ils reviennent toujours dans ce secteur », indique Mme Paquette.
Le conseiller de Ville du district Jeanne-Mance, Alex Norris, confirme que des plaintes reviennent à l’occasion concernant la situation de cet espace vert.
« À l’occasion, des citoyens portent le tout à notre attention, mais c’est plus une question concernant le SPVM. C’est un phénomène qui perdure dans le temps. Cependant, le parc est en grande partie sous la juridiction de la Ville centre, puisque c’est un grand espace vert », mentionne M. Norris.
Contrôle difficile de nuit
Rappelons que le maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez, avait mentionné que le contrôle des parcs du secteur la nuit est difficile.
« On songe à barrer certains espaces. Il y a des parcs qui sont extrêmement difficiles à gérer. En arrière d’une église, par exemple, on a des problèmes de revendeurs de drogue. On en a un autre près de l’hôpital Hôtel-Dieu, où, franchement, on a perdu le contrôle de ce parc-là », mentionnait M. Ferrandez.
Le conseiller de Ville, Alex Norris, souligne toutefois que ce genre de méthode ne peut s’appliquer à des grands parcs.
« Avec le parc Jeanne-Mance, on veut éviter les clôtures, autant que possible, notamment parce que c’est une zone patrimoniale. Il y a plusieurs considérations qui entrent en ligne de compte.»
Le SPVM encourage la population à signaler à leur poste de quartier la présence de revendeurs.
« Quand on a une description des trafiquants, c’est plus facile d’appuyer la division des stupéfiants et d’agir plus rapidement », conclut Mme Paquette.