Vélo hivernal, de moins en moins marginal
« Sur Berri, Maisonneuve ou Rachel, en hiver (octobre à mars) on se retrouve avec des achalandages d’environ 12 à 14 % de ce qu’on retrouve en période estivale. Ça représente environ 600 cyclistes par jour. C’est beaucoup! S’exclame Suzane Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec. Si le réseau déneigé était un peu plus cohérent, c’est-à-dire qu’il permettait de faire des liens utilitaires entre les arrondissements, il y en aurait davantage. »
Pour initier les Montréalais au cyclisme hivernal, Vélo Québec les invite à enfourcher leur bicyclette lors du tour cycliste Vélo sous zéro, un parcours de 15 kilomètres qui empruntera en majeure partie le réseau cyclable de la Ville de Montréal. Le coup de départ est prévu à 10 h, le 16 février, au parc La Fontaine.
Selon Mme Lareau, un événement du genre sert entre autres à combattre les préjugés tenaces autour du vélo hivernal.
« Il y a beaucoup d’automobilistes qui estiment que les gens ne devraient pas circuler à vélo, l’hiver. On comprend qu’ils ont peur de frapper quelqu’un, mais les gens qui décident de rouler à vélo l’hiver se sentent à l’aise. Il faut leur faire confiance; c’est sécuritaire. La rue n’appartient pas aux autos », défend-elle, demandant aux automobilistes et aux cyclistes de faire preuve de courtoisie, de civisme et de tolérance.