Tomas Jensen en concert
Ce spectacle se donne à trois : Tomas Jensen est accompagné de ses amis et acolytes de longue date, Blaise Margail et Nemo Venba. Bien que la formation soit petite, l’auteur-compositeur interprète confirme que le spectacle est très festif et qu’il ne manque surtout pas d’énergie. Ses deux collègues sont multi-instrumentistes, ce qui crée une fluctuation de styles tout au long du spectacle, en plus de le rendre vraiment éclaté. « Blaise joue du trombone, de la basse et du clavier, tandis que Nemo se promène de la batterie à la guitare, en passant par l’accordéon et l’échantillonneur », raconte Tomas Jensen. À l’image de Plus personne, la prestation sera balancée entre chansons intimistes et d’autres pièces qui appellent davantage à la fête.
Avec toute cette diversité instrumentale (Tomas Jensen est aux voix et à la guitare), le trio ne sait jamais trop comment le spectacle peut tourner; il peut passer du punk rock à l’électro d’une pièce à l’autre, sans que tout soit nécessairement prévu. Les musiciens y vont tout simplement au « feeling », une fois rendu sur scène. « Il y a de l’improvisation dans le déroulement du spectacle. On sait se faire du fun, surtout quand le public embarque avec nous », affirme avec enthousiasme celui qui s’est promené de par le monde avec sa musique.
Toutes les chansons du dernier album seront interprétées lors du spectacle du 23 novembre au Lion d’Or. Le groupe ira toutefois puiser dans le répertoire de Tomas Jensen, qui s’étale sur neuf albums. Les racines hétéroclites de l’artiste se reflèteront dans le spectacle : « nous jouerons des chansons en français, en espagnol et en portugais », affirme Tomas Jensen.
Plus personne : un album contrasté inspiré par l’amour
Cinq ans se sont écoulés entre la parution du premier disque solo composée en français de Tomas Jensen, Quelqu’un d’autre, et celui sorti cette année, Plus personne. Éclectique, ce dernier opus murissait depuis longtemps dans la tête du créateur. Les textes denses et raffinés font écho aux relations amoureuses du chanteur. Les arrangements contrastés du disque sont exécutés avec nuance et subtilité. Résultat, l’album est riche, mais cohérent dans toute sa diversité. Tomas Jensen estime que cette réussite est en partie due grâce à sa collaboration avec François Lalonde, avec qui il avait également co-réalisé Quelqu’un d’autre. Pour Plus personne, ils ont passé plus de trois mois à travailler en studio avant d’arriver au résultat souhaité.
Quand l’on questionne Tomas Jensen sur le potentiel artistique du Plateau-Mont-Royal, l’artiste répond positivement. « C’est un quartier où il est agréable de vivre, où les arts sont très présents. J’ai beaucoup aimé l’idée des pianos installés dehors dans le quartier cet été, » raconte-t-il en faisant référence à l’installation publique en plein air de Pianos des villes, piano des champs. Tomas Jensen cite l’événement Nuit Blanche sur Tableau Noir et l’emplacement du Théâtre de Verdure au parc La Fontaine pour refléter le fait que les résidents du Plateau sont bien servis en matière de diversité artistique. « J’ai plein d’amis artistes qui habitent le coin, c’est aussi un avantage », conclu Tomas Jensen.
23 novembre au Lion d’Or, 19 h, 16, 95 $