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L'ère post-matricule 728 au PDQ 38

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Dans la foulée des manifestations étudiantes, l’image des policiers de Montréal a été ternie. Près d’un an plus tard, la tâche à accomplir pour regagner la confiance du public est grande. Alain Gagnon, nommé à la tête du poste de quartier (PDQ) 38 en janvier dernier, le sait. Le journal Le Plateau l’a rencontré pour discuter de la manière dont il envisage l’ère « post-matricule 728 ».

Cumulant 24 années de service comme policier, l’inspecteur Gagnon est arrivé au PDQ 38 en remplacement du commandant Stéphane Bélanger, qui est « parti relever de nouveaux défis » au sein de la division de la sécurité routière.

« Quand ça fait trois ou quatre ans que l’on est dans un PDQ, ça prend souvent des yeux nouveaux. Ça s’inscrit dans une démarche de cheminement professionnel. M. Bélanger était ici depuis cinq ans, il était donc dû pour un changement », indique M. Gagnon, qui réfute l’hypothèse que ce départ serait en lien avec le cas de Stéfanie Trudeau, cette policière rattachée au commissariat de la rue Rachel qui a défrayé la manchette en raison de ses interventions musclées.

Questionné sur le moral de ses troupes, il affirme que ses policiers demeurent motivés, malgré l’attention médiatique.

« C’est comme si tous les agents étaient associés à cet incident. Lors d’interventions, ils se font traiter de matricule 728. C’est malheureux. Je ne crois pas qu’ils méritent ça. Je crois que les policiers travaillent très bien, ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont.

« Le moral est quand même bon, même si on trouve plate toute cette attention médiatique. Mon mandat, pour les prochains mois, c’est de mieux faire connaître le travail des policiers et, par le fait même, les responsabilités des citoyens. Souvent, ceux-ci ne comprennent pas notre fonction. Ils s’immiscent [dans nos interventions] et critiquent notre travail, alors que les agents sont légitimés dans leurs actions. Il ne faut pas toujours se fier aux perceptions que l’on peut avoir », explique-t-il.

L’inspecteur Gagnon souhaite donc trouver un moyen de rétablir le dialogue avec le public. Rencontre avec les agents, événements corporatifs ou ateliers de sensibilisation : il ignore encore de quelle façon cela se fera, mais promet d’y mettre tous ses efforts.

« C’est une panoplie de petits gestes qui va faire la différence au bout de la ligne », estime-t-il.

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