Ça swing au Rialto
Appartenant à la famille du swing, le rockabilly jive est une danse qui, depuis quelques années, gagne en popularité au Québec, notamment à Montréal.
« C’est énorme! Quand j’ai commencé, en 2010, on était peut-être une soixantaine à l’école Jive Studio. Maintenant, on est 200 », confie Chantal-Irène Coulombe, membre du comité organisateur du festival.
Une tendance qu’a aussi constatée Luc Osmani, de l’école de danse Rock Avenue.
« À travers le Québec, la scène jive est florissante. La technique est plus poussée ici, on a perfectionné les mouvements et les acrobaties », soutient celui qui offrira un atelier dans le cadre du festival.
Devant cet engouement grandissant, un premier événement exclusivement consacré au rockabilly jive a vu le jour, en 2010. Trois ans après cet « essai », celui-ci est de retour, cette fois-ci, dans l’enceinte du mythique théâtre de l’avenue du Parc.
« C’est un lieu magique. Dès que l’on entre, on a l’impression de faire un voyage dans le temps. L’architecture donne le feeling qu’on prend part à une soirée dansante de l’époque », explique Mme Coulombe.
Programmation
Durant trois jours, jivers des quatre coins du Québec chaufferont la piste du Rialto au rythme des airs rockabilly, rock & roll et rythm & blues.
« La base reste similaire, mais à Montréal, on a des mouvements un peu plus twistés, tandis qu’à Québec, c’est plus linéaire. À Chicoutimi, on a une école qui a développé de nouveaux mouvements et de nouvelles techniques. Chaque région a ses influences, ce qui apporte une touche particulière. On encourage vraiment les gens à développer leur propre style et à créer de nouveaux mouvements », explique la danseuse.
Cette délégation de danseurs offrira des ateliers de perfectionnement pour tous les niveaux. Des compétitions sont également prévues, où les jivers pourront en mettre plein la vue au public
« Il y a des duels pro-am (entre professionnels et amateurs), des Jack n’ Jill (les gens s’inscrivent seuls et sont jumelés à un partenaire mystère) qui permettent d’évaluer l’adaptabilité des partenaires, des strictly où les couples doivent improviser. Contrairement au championnat de swing, c’est purement du rockabilly jive. On ne compétitionne pas contre des gens qui font du lindy-hop, du charleston ou du westcoast swing », fait valoir l’organisatrice.
Tout au long du festival, l’ambiance musicale sera assurée par différents orchestres. Le jeudi 18 avril, la formation rockabilly montréalaise Les Bluebell sisters lancera son nouveau spectacle. Le lendemain, ce sera au tour de Melvis and the Jive Cats, un groupe de Québec, de s’emparer de la scène. Puis, le band torontois The Millwinders clôturera l’événement, le samedi soir.
« Ce qui est l’fun, c’est qu’il y a des femmes dans tous les groupes. C’est rare qu’il y ait une telle présence féminine dans le milieu musical rockabilly et rock n’ roll. C’est une première et on en est fier », insiste Mme Coulombe.
Pour connaître la programmation complète du festival ou pour se procurer des billets, on visite le www.jivefest.com.