Graffitis: Duluth et Milton Parc particulièrement touchés
Marie-Claude Beaucage, résidente de la rue Laval, a indiqué être « extrêmement préoccupée » par la présence d’actes de vandalisme dans son quartier.
« J’ai remarqué une recrudescence de graffitis, surtout sur les avenues Laval et Duluth, entre Saint-Denis et Saint-Laurent. Ces rues-là ont pratiquement l’air laissées à l’abandon », a-t-elle fait valoir.
Même son de cloche de la part d’une autre résidente, Myriam Beauroche, qui elle réside dans ce qu’elle qualifie de « ghetto Milton Parc ».
Mme Beaucage souhaite qu’au lieu de se contenter de retirer les traces laissées sur les murs, l’administration locale s’attaque à la source du problème.
Pour le maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez, le vandalisme est un problème « dont on ne voit pas le bout ».
« Nous investissons 250 000 $ par année pour les graffitis. On a estimé que si on voulait les enlever tous, il faudrait mettre 700 000 $. Avant, les graffitis, on en avait surtout en été, maintenant, c’est rendu une activité quatre saisons. On voulait tout enlever avant la saison estivale, pour ensuite réinvestir 700 000 $ supplémentaires pour les enlever au fur et à mesure. Cette somme représente environ 25 $ par adresse. Toutefois, lorsqu’on a posé la question sur le simulateur budgétaire, les citoyens ont dit non », a-t-il expliqué.
Son collègue, Richard Bergeron, a pour sa part ajouté qu’il ne comprenait pas pourquoi les Montréalais ne prenaient pas soin de leur patrimoine urbain, allant jusqu’à les qualifier d’« attardés ».
« On sait que les graffitis et le scratching sont nés à New York, dans les années 1960-1970. Or, j’y suis allé dans le temps des Fêtes, et on n’y trouve plus aucun graffiti. Le métro est d’une propreté immaculée. L’an dernier, j’ai été à Toronto; la même chose. On est peut-être les derniers. De toute évidence, on est des attardés. Si on a pris exemple sur eux parce que c’était cool et in, on est désormais des attardés », a-t-il martelé.
Lors de cette séance, l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal a octroyé deux contrats pour l’enlèvement de graffitis sur le domaine privé. L’un à la firme Service d’entretien Carlos (120 000 $), l’autre à la firme Service de peinture Éric (70 000 $).
Ces deux ententes visent la période s’échelonnant du 15 avril au 31 décembre 2013. En 2012, 2870 interventions ont permis de retirer 25 350 mètres carrés de graffitis.