Guide pratique: des ressources communautaires à portée de main
Un nouvel outil est à la disposition des citoyens témoins de violences, toxicomanie, prostitution et itinérance dans Hochelaga-Maisonneuve. Avec la parution d’un mini guide regroupant les coordonnées et les rôles de cinq ressources majeures, les autorités souhaitent mieux répondre aux inquiétudes de la population et défaire les préjugés.
Le petit dépliant, de la taille d’une carte d’affaires, publié par la députée provinciale Carole Poirier, est le fruit d’une concertation entre les organismes Tandem (sécurité urbaine), Dopamine (toxicomanie), l’Anonyme (itinérance) et Stella (prostitution), ainsi que le bureau d’arrondissement.
«On cherchait une façon de rejoindre les commerçants et citoyens qui ne savent pas vers qui se tourner. Si les gens veulent des informations, ce sont des ressources de première ligne dans notre quartier», explique Mme Poirier, qui dit recevoir souvent des appels de résidents qui se sentent impuissants.
«Le dépliant est la parfaite réponse à une citoyenne de la rue Jeanne d’arc qui est venu nous demander lors d’un conseil quoi faire après avoir vu une femme en détresse dans la rue», indique le conseiller du district Hochelaga, Eric Alan Caldwell.
Quelque 5000 exemplaires du petit guide seront distribués au porte-à-porte dans le quartier, plus particulièrement aux abords de la rue Sainte-Catherine. Des affiches pourraient aussi être apposées prochainement aux vitrines des commerçants, a laissé entendre la députée.
Bien qu’il ressemble à un dépliant lancé il y a quelques années par la députée fédérale Marjolaine Boutin-Sweet, le guide de ressource se veut plus petit, parfait pour le sac à main ou le portefeuille.
Sensibilisation
Chez les organismes, on constate depuis plusieurs années l’hésitation des citoyens à agir dans certaines situations, notamment lorsqu’ils sont confrontés à la prostitution. Le livret permettra, selon les intervenants présents lors de son lancement, d’assurer une certaine paix sociale à travers la sensibilisation.
«Je trouve aussi désolant que les citoyens n’osent pas appeler les policiers parce qu’ils ont peur que la fille soit arrêtée. Ce n’est pas notre vision dans le quarter que je trouvais dommage que les citoyens ne se sentent pas outillés», déplore Sophie Gagnon, de Tandem, un programme de sécurité urbaine en prévention de la criminalité.
«Lorsque les gens appellent, c’est toujours une opportunité pour nous de faire un peu d’éducation et de répondre aux questions. Ça peut nous permettre d’entrer en contact avec des travailleuses du sexe qu’on ne connaissait pas déjà», fait valoir Sandra Wesley, de l’organisme Stella, qui fait de l’intervention de rue.
Les signalements de citoyens à ces organismes qui travaillent en concertation pourraient permettre également de relever de nouvelles situations problématiques propres au quartier.
Le guide comprend les indications à suivre lorsque l’on trouve une seringue, que l’on est témoins d’une situation violente ou d’une problématique en lien avec la toxicomanie et l’itinérance.