Soutenez

« Le printemps est maintenant », Rita De Santis est réélue

Bousquet-Richard Simon - TC Media
« Le printemps est arrivé au Québec », a déclaré Rita De Santis à l’annonce de sa victoire, sous les cris enthousiastes de ses partisans rassemblés à son local électoral.

La députée sortante a prononcé un discours d’une vingtaine de minutes, saluant la mobilisation des jeunes et des communautés ethniques de Montréal-Nord.

« Ce soir, les Québécois ont dit non à la division. Nous sommes sur le chemin du retour et ensemble, nous allons reconstruire le Québec. Nous allons remettre l’économie sur les rails, nous allons nous occuper des vraies affaires. Le meilleur est à venir », a affirmé la candidate.

Mme De Santis en a profité pour remercier son organisation ainsi que le maire de Montréal-Nord, Gilles Deguire, et la conseillère Chantal Rossi qui l’ont appuyée publiquement. La conseillère Monica Rincourt était aussi présente.

Rencontrée plus tôt au bureau de scrutin de l’école Saint-Vincent-Marie, la députée s’est dite impatiente de pouvoir reprendre ses dossiers. « J’ai hâte que les élections se terminent parce que ça prend du temps, de l’énergie, de l’argent et de l’organisation, mais entre-temps, on ne s’occupe pas des vrais enjeux. »

À ce moment, Mme De Santis avait refusé de crier victoire tant que le dépouillement des votes dans sa circonscription ne serait pas connu, mais elle était déjà convaincue de l’emporter. Il faut dire que Bourassa-Sauvé est acquis aux libéraux depuis 1985.

Les adversaires

La députée a tout de même eu quelques mots pour féliciter ses adversaires d’avoir mené une « campagne propre empreinte de respect ». Mme De Santis a notamment mentionné qu’elle a été impressionnée par les idées de Claude Généreux et qu’elle souhaite travailler avec lui. Le candidat de Québec solidaire s’est d’ailleurs dit ouvert à la proposition.

Si son parti a obtenu moins de votes qu’en 2012, il estime que la déconfiture est moins sévère que pour les autres partis. « Lorsqu’il y a un balayage, c’est difficile de juger nos gains. Mais s’il y a un message à retenir de ce scrutin, c’est qu’il n’aurait pas dû avoir lieu. Le Parti québécois avait promis des élections à date fixe et il n’a pas tenu promesse. »

De son côté, Leila Mahiout a attribué sa défaite à la mobilisation des élus municipaux, qu’elle juge déplacée, et au vote islamique.

« Je suis effrayé par la montée islamiste à Montréal-Nord, a dit la candidate péquiste. Il y a eu une grande mobilisation dans les mosquées pour voter libéral. Je suis très déçue du résultat. Je m’attendais à mieux, mais j’ai fait tout ce que j’ai pu. »

Enfin, Fabrizio Del Fabbro s’est dit satisfait de sa campagne, même si les résultats n’étaient pas au rendez-vous pour la Coalition avenir Québec qui est arrivée troisième dans la circonscription. Le candidat affirme qu’il continuera à être présent sur la scène politique de Montréal-Nord. Il pourrait d’ailleurs se représenter au fédéral.

Taux de participation

Le taux de participation de 65,9 % a été comparable à celui de l’élection générale de 2012 qui était de 64,17 %.

Déjà avant le jour du scrutin, 14,56 % des électeurs avaient exercé leur droit de vote lors des deux jours de votes par anticipation, dont 0,17 % des votes dans les établissements scolaires.

Le jour du scrutin, 21,41 % des électeurs de la circonscription avaient voté à midi. À 15 h 30, ce nombre avait presque doublé passant à 36,43 %, puis à 45,38 % vers 17 h 30.

Plusieurs électeurs rencontrés aux bureaux de scrutin admettent voter pour le même parti depuis plusieurs années. « Je vote surtout pour les idées, mais aussi pour le candidat parce qu’il reste longtemps dans la circonscription », affirme un électeur fidèle au parti libéral.

À la sortie du bureau de vote, on trouvait tout de même certains opposants aux libéraux, peu convaincus de faire une différence dans le résultat.

« Il faut s’en tenir à une stratégie globale, alors je vote pour un parti plutôt qu’un candidat, même si je viens chaque année perdre mes élections », indique un électeur anonyme.

D’autres se disent toujours indécis, même après avoir voté.

« Cette année ç’a été très difficile de faire un choix, la campagne était tellement bizarre », déplore une électrice fidèle à aucun parti.

Relisez les engagements de Rita De Santis en campagne électorale.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.