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Denis Coderre, le favori

Collin-Lalonde Anabel - TC Media
Les Montréalais courtisent le député de Bourassa-Sauvé. De récents sondages affichent un avantage net à Denis Coderre si celui-ci se présentait comme candidat à la mairie de Montréal. La Ville est en crise de confiance; M. Coderre le dit lui-même. Le Guide de Montréal-Nord fait le point avec lui.

 La population montréalaise vous a fait un beau témoignage d’affection le mois dernier lorsqu’elle a répondu en grande majorité qu’elle voulait vous voir à la tête de la Ville en 2013. Comment cela s’insère-t-il dans vos plans ?

Je suis flatté et privilégié que dans ce monde cynique, où l’on croit de moins en moins dans les institutions politiques, je fasse partie de la solution. Je ne suis pas insensible aux résultats des sondages et les gens dans la rue m’en parlent beaucoup. Mais ce n’est pas le temps de prendre une décision; le poste n’est pas disponible. Cela dit, je ne ferme pas de portes. Je suis en politique parce que je veux servir la population. Tant et aussi longtemps que je mériterai la confiance des gens, je suis prêt à les servir. Comme Montréalais, je vais toujours travailler pour l’intérêt de Montréal. Ma contribution maintenant, c’est en tant que député fédéral. Si au bout de la ligne les gens pensent que je ferais un bon maire de Montréal, je vais le prendre en considération.

 

On vous a confié un sixième mandat dans Bourassa-Sauvé aux dernières élections fédérales en mai. Qu’est-ce que ça représente pour vous?

C’est très grisant, mais je prends ça avec humilité. Quand tu es un représentant de la population, il faut réaliser qu’on ne te donne pas un mandat, on te le prête. Je n’ai jamais eu le syndrome de la limousine, comme je l’appelle. J’ai les deux pieds sur terre. Et puis, je l’ai toujours dit avant tout, mon rôle le plus important c’est d’être le député Bourassa-Sauvé.

 

Ça fait 38 ans que vous habitez à Montréal-Nord. Qu’est-ce qui nous unit, selon vous?

Le sens de la communauté est énorme ici. On voit beaucoup de diversité, mais peu importe les origines de tous, on forme une même famille. C’est ici que le mot solidarité prend tout son sens. À la suite de l’affaire Villaneuva, on a été confronté à beaucoup de difficultés, mais la ville s’est reprise en main. Il y a eu des investissements majeurs et tout le monde s’est mobilisé. Aujourd’hui, on voit une belle quiétude. Ça va mieux à Montréal-Nord. Les gens ont les réflexes de travailler ensemble et de se retrouver ensemble.

 

Quel type de leader êtes-vous?

J’ai près de 15 ans d’expérience en tant que député fédéral et depuis le temps, les gens ont appris à me connaître. Je vais toujours être à la page pour aider la population. Les gens m’approchent, me parlent de leurs projets et je les écoute. Je vis dans le même milieu qu’eux alors je partage leurs joies et les peines. Ça fait longtemps que je suis sur le terrain; je participe et fête avec eux. Mon métier est ma passion et pour moi, la politique c’est d’avoir la capacité d’aider les gens et d’être un acteur de changement. Je me trouve très privilégié d’avoir la confiance des gens. Je suis conscient que ce n’est pas un droit de propriété alors je nourris mes relations avec les citoyens. Je me garde proche d’eux. J’utilise beaucoup les médias sociaux pour établir un contact direct avec les gens. Et bien sûr, je suis guidé par mes valeurs et mes principes. Le plus beau compliment qu’un électeur m’ait fait est de me dire, « Vous êtes comme nous autres, M. Coderre ». Ça, ça vient me chercher.

 

Est-ce que le gouvernement conservateur entretient cette même proximité avec ses électeurs?

Non, je ne pense pas. Le Québec, par exemple, ne s’identifie pas du tout avec les conservateurs et moi le premier. On a un gouvernement très arrogant. Ils ont eu leur majorité et maintenant, ils veulent donner l’impression qu’ils font ce qu’ils veulent. Leurs idées ne reflètent en aucun temps les valeurs de Québec. Alors mon rôle d’opposition est de m’assurer que ma circonscription ait une voix forte à Ottawa. Ce que je vois aujourd’hui, leur mentalité « crois ou meurs », ça fait dur.

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