L’art de la marionnette
Le Gainsbourg « jazzé » des années 60
La pièce se déroule autour de 14 chansons de l’artiste et chacune est racontée de façon originale. La troupe a pigée dans le répertoire jazz de Gainsbourg pour s’arrêter sur un mélange de morceaux connus et moins connus et les a adaptés au goût du jour. L’idée directrice était de montrer la richesse de ses chansons et de sa musique. À ne pas confondre avec celle de rendre hommage à l’interprète. « C’est un piège que nous voulions éviter, confie Pierre Robitaille, co-fondateur de la troupe du Théâtre Pupulus Mordicus. Nous ne voulions pas non plus présenter la biographie de l’homme. » Les spectateurs auront plutôt droit à un aperçu de Gainsbourg tel qu’il était dans les années 60. Le chant, la danse et la peinture ne sont que quelques-uns des moyens employés par la bande de comédiens et de musiciens.
La marionnette moderne
Le Théâtre Pulpus Mordicus se démarque par l’intégration de marionnettes dans tous ses spectacles. Dans le Cabaret Gainsbourg, les marionnettes, créées par M. Robitaille, sont utilisées pour propulser le message, les images et les personnages. La marionnette de Gainsbourg est une porte d’entrée dans la tête et dans le fantasme du personnage.
La marionnette est un art que l’on connait moins bien si ce n’est pas du tout, mais Pierre Robitaille invite les gens à prendre le risque et de venir faire partie du spectacle. « Beaucoup de gens me disent « Ah moi, les marionnettes ça ne me dit rien », mais c’est qu’ils ne savent pas que la marionnette a beaucoup évolué et qu’elle s’est adaptée aux exigences du spectateur moderne », lance le concepteur du personnage de Gainsbourg. La scène dans laquelle joue la chanson Les femmes c’est du chinois en est un exemple. Une petite femme asiatique sort de la tête de Gainsbourg, qui a alors une tête de chou (clin d’œil à son album-concept de 1976). L’artiste français jouait beaucoup sur les mots, les comédiens l’imitent et jouent sur l’idée qu’il a tant essayé de manipuler son image, qu’au bout du compte, c’est son image qui l’a manipulé.
La représentation du Cabaret Gainsbourg à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord est gratuite pour tous. Elle débute à 20h le 26 novembre.