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« Le travail me manque »

Collin-Lalonde Anabel - TC Media
Samira Zidi est infirmière auxiliaire de formation. Elle a travaillé pendant huit ans dans le système de la santé en Algérie. Près de deux ans après avoir obtenu une équivalence de son diplôme algérien au Québec, elle est toujours à la recherche d’un emploi.

À l’automne, Samira Zidi a répondu à une offre d’emploi pour être surveillante de dîner dans un établissement scolaire. Elle s’est déplacée pour rencontrer l’employeur et celui-ci lui a parlé du service d’employabilité Impulsion Travail.

L’organisme à but non lucratif offre un atelier de retour au travail qui s’étend sur une période de cinq semaines. Pour Samira, ces cinq semaines lui ont élargi les horizons.

Dirigés par Sylvie Lafrenière et Mélanie Thibault, les cours explorent chacune des démarches de la recherche d’emploi. Ainsi, son curriculum vitae et ses lettres de présentation ont été peaufinés. Elle a aussi participé à une entrevue filmée. « Ça m’a donné une meilleure idée de moi-même. J’ai remarqué que je ne souriais pas assez », dit-elle. Aujourd’hui, c’est un point qu’elle essaie de corriger lors de ses entrevues.

Pour certains participants, les cours étaient un prétexte pour se retrouver et se poser la question « Qu’est-ce que je veux faire dans la vie? » Pour d’autres, c’était l’occasion de définir ce qu’ils avaient à offrir à un futur employeur. « À la fin de l’atelier, on se connait mieux, on est mieux préparé et on a gagné de la confiance en soi », confie Samira Zidi.

Le cours s’est terminé au mois d’octobre, mais elle en ressent encore les effets positifs.

« Sylvie est dernière nous et elle nous pousse encore », affirme-t-elle. Les ateliers l’ont dynamisée et les suivis lui permettent de faire le plein d’énergie.

L’un des objectifs des ateliers est de faire disparaître la crainte des participants par rapport au changement. Dans le cas de Samira, elle avait des critères de recherche bien précis. Elle voulait retourner travailler dans un hôpital pour ne pas perdre les connaissances qu’elle avait acquises en Algérie. Elle se dit maintenant plus ouverte à d’autres possibilités. Elle a d’ailleurs une rencontre prévue avec un groupe de centres d’hébergements privés. « Le travail me manque », avoue-t-elle.

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