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09:30 28 avril 2020 | mise à jour le: 28 avril 2020 à 09:30 temps de lecture: 2 minutes

Préserver les acquis en français

Préserver les acquis en français
Photo: Gracieuseté: Luz Maria De GortariÀ l’école primaire Dollard-des-Ormeaux, une soixantaine de bénévoles font de la lecture régulièrement avec certains élèves plus vulnérables pour éviter qu’ils perdent leur acquis en français.

Afin de venir en aide aux élèves n’ayant pas l’opportunité de parler français à la maison, l’école primaire Dollard-des-Ormeaux a récemment lancé un programme leur permettant de discuter quotidiennement avec un bénévole par téléphone ou visioconférence.

Les échanges se font sous forme de périodes de lecture de 15 à 20 minutes chaque jour ou plusieurs fois par semaine.

La majorité des jeunes visés par le projet sont issus de l’immigration et/ou vivent dans un milieu où le français n’est pas la langue maternelle. Quelques élèves sont aussi de nouveaux arrivants évoluant dans une classe d’accueil.

Le programme débuté la semaine dernière avec quelques élèves gagne en popularité. Quelque 80 enfants de tous les niveaux, soit près de 15% de l’établissement, participent maintenant.

Origine

Après des fermetures en raison de la pandémie, le mois dernier, la direction de l’école de l’avenue Anselme-Lavigne souhaitait voir son personnel rester en contact avec les élèves.

«Certains nous préoccupaient davantage, indique la directrice Anouk Fortier. En discutant des différents types de vulnérabilités auxquelles ils pouvaient faire face, […] nous craignions qu’ils perdent leurs acquis dans la langue d’enseignement».

L’enseignante de première année Rebecca Thibodeau avait prévu communiquer quotidiennement avec une élève qui n’avait pas l’occasion de pratiquer son français à la maison. «Je me suis demandé de quelle manière nous pourrions bonifier cette initiative. De là est née l’idée», explique Mme Fortier.

Quelque 65 bénévoles prennent part au programme, que ce soit des retraités, enseignants, familles et proches d’enseignants ou élèves du secondaire.

«Tous apprécient ce moment d’échange quotidien. Pour certains bénévoles, ça va remplir un côté social alors que pour d’autres, il s’agit de faire une bonne action et de se sentir utiles», précise Mme Fortier.

Pour les élèves, c’est un rendez-vous durant lequel ils échangent avec un adulte bienveillant.

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