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13:26 19 juin 2020 | mise à jour le: 19 juin 2020 à 13:28 temps de lecture: 3 minutes

Les tatoueurs reprennent du service

Les tatoueurs reprennent du service
Photo: François Lemieux/Cités NouvellesMarc Azoulay possède trois studios de tatouage, à Terrebonne, Pointe-Claire et au centre-ville de Montréal.

Les tatoueurs de l’Ouest-de-l’Île pouvaient rouvrir leurs portes lundi. Ils sont nombreux à se réjouir de pouvoir renouer avec leurs activités à temps pour le début de l’été, une saison habituellement haute dans l’industrie, même s’ils ont dû mettre en place des mesures sanitaires.

Au studio XS Tattoo & Piercing de Pointe-Claire, on travaille sur la réouverture depuis un bon moment. La salle d’attente a été réaménagée afin de respecter la distanciation physique, des plexiglas ont été installés à la caisse et aux stations réservées aux consultations.

Si un client veut se faire tatouer tout de suite, il doit attendre à l’extérieur pour que le dessin soit prêt. Seulement trois clients seront admis à la fois dans le commerce du boulevard Saint-Jean.

En plus des gants, qui étaient déjà de mise avant la pandémie, les tatoueurs doivent désormais porter le masque, la visière et une jaquette de protection. Des masques seront également fournis aux clients.

Plusieurs avaient appelé le studio pour prendre rendez-vous en prévision de la réouverture. «J’espère qu’il y aura une bonne affluence en commençant, mais il faut quand même que ça soit contrôlé. Le magasin est pas mal grand, mais on ne prendra pas de chance», indique le propriétaire, Marc Azoulay.

Dans le Village de Pointe-Claire, La Santa Tattoo a pignon sur rue depuis deux ans. Un des deux propriétaires, Jose Melgar, lui-même artiste-tatoueur depuis 10 ans, s’attendait à ce qu’il y ait un engouement à la réouverture.

«Il y a aussi des gens qui veulent continuer des tatous qu’on a déjà commencés. On fait des grosses pièces», soutient-il.

Clientèle fidèle

Fermés pendant trois mois, les studios de tatouage ont souffert de ne pouvoir pas engranger de revenus tout en continuant de devoir payer leurs frais fixes. Heureusement pour Black Orchid, les clients ont acheté des certificats-cadeaux en prévision de la réouverture.

«Ça n’a pas été facile, mais j’ai réussi à me garder la tête hors de l’eau pendant la pandémie grâce à mes clients. Plusieurs d’entre eux ont acheté́ des certificats-cadeaux ou ont payé́ d’avance leurs rendez-vous. Les subventions du gouvernement ont aussi beaucoup aidé», fait valoir le propriétaire, Deejay Sturrock.

Le salon n’est pour le moment ouvert que sur rendez-vous et les clients doivent se présenter seuls. Le port du masque est obligatoire.

Une station de désinfection a été installée à l’entrée et des couvre-chaussures jetables doivent être portés. Plus complexes, mais plus sécuritaires, les consultations se font maintenant en ligne.

«J’encourage normalement les gens à passer et venir discuter, mais pour le moment, je crois que limiter le nombre de personnes au même endroit est plus prudent», ajoute le propriétaire, Deejay Sturrock.

Par ailleurs, les standards en termes de nettoyage étaient déjà élevés chez les tatoueurs. «Même avant la COVID, nous utilisions des désinfectants de qualité médicale avant et après le tatouage, sur toutes les surfaces ainsi que sur les instruments. C’est propre comme une clinique médicale», explique Deejay Sturrock.

Les tatoueurs de l’extérieur de la région métropolitaine ont pu rouvrir leurs portes deux semaines plus tôt que leurs homologues du Grand Montréal, soit le 1er juin.

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