En marge du décès de Maxime Hunter, un jugement a été rendu
On ne se remet jamais tout à fait de la perte d’un fils ou d’une fille dans de pareilles circonstances. En effet, lorsqu’un accident de la route relié à l’alcool au volant vient faucher la vie d’un jeune homme de 20 ans comme Maxime Hunter, dans la nuit du 19 au 20 juillet 2009, ni ses parents, ni les parents du chauffeur de la Jeep ne se doutent des années de tiraillement et de tristesse que cet événement leur fera vivre.
Après quatre ans d’une saga judiciaire opposant la Couronne et le jeune chauffeur de 20 ans qui refusait de reconnaitre sa culpabilité, la décision du prévenu de plaider coupable a permis au juge Denis Mondor de la Cour du Québec, d’imposer une sentence de trois ans de prison, le 30 septembre dernier. En juillet 2009, Maxime Hurtubise au volant d’une Jeep, s’est arrêté chez son copain Maxime Hunter pour l’inviter à un party. Le jeune chauffeur s’est ensuite engagé à toute vitesse sur les routes sombres et étroites de L’Île-Bizard. Dans une courbe de la rue Cherrier, le jeune Hurtubise a perdu la maîtrise de son véhicule qui fait plusieurs tonneaux et projeter ses occupants qui n’étaient pas attachés, dans le décor. Maxime Hunter se heurte la tête sur un rocher; polytraumatisé, le garçon est transporté à l’Hôpital du Sacré-Coeur où celui-ci est décédé quelques heures plus tard des suites de ses blessures. Le chauffeur a eu plus de chance malgré ses blessures. Une prise de sang à l’hôpital a permis de constater que le chauffeur avait un taux d’alcoolémie au moins deux fois plus élevé que le taux permis. En conséquence, le jeune rescapé a été a été accusé quelques mois plus tard, de conduite avec facultés affaiblies ayant causé la mort et de conduite dangereuse ayant causé la mort.
Aux funérailles de Maxime Hunter, l’église de Saint-Raphaël-de-l’Île-Bizard était remplie à craquer d’ étudiants du Collège Gérald-Godin, d’amis et de voisins. «Maxime souhaitait poursuivre ses études en urbanisme», précise sa maman qui confirme qu’il était étudiant de niveau collégial à Sainte-Geneviève.
Pour les parents de la victime, Sylvie et Jean-Pierre Hunter, le désir de vengeance et la haine ne sont pas au menu de leur quotidien, toutefois la sentence a marqué une étape importante avant de tourner la page sur cet événement malheureux. L’emprisonnement du copain de la victime et chauffeur de la Jeep, ne rendra pas la vie à Maxime Hunter mais au moins, le jeune homme fautif aura reconnu sa responsabilité après quatre ans, se dit Sylvie Hunter. Notez que Jean-Pierre Hunter stressé et déprimé, a développé une maladie cardiaque au fil des années depuis l’accident. Les Hunter ont deux autres fils et ils habitent L’Île-Bizard depuis 24 ans.