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Des Cafés mortels ont lieu maintenant à Dollard-des-Ormeaux

Un lieu où on peut discuter de la mort et du deuil, voici en quoi consistent les Cafés mortels. Apparus récemment à Dollard-des-Ormeaux, ces rencontres déjà bien répandus dans le monde visent à parler d’un sujet tabou et à changer sa façon de voir la vie.

Instigatrice des Cafés mortels à Montréal depuis 2013, Kit Racette a elle-même vécu un deuil personnel. En 2007, sa fille est décédée d’une surdose de médicaments.

«J’ai réalisé après cette perte que personne ne voulait discuter de ma fille et de la façon dont elle est partie, partage-t-elle. J’ai aussi constaté que je n’étais pas seule à vivre cette expérience et c’est pour cette raison que j’ai voulu organiser ces rencontres.»

Résidente de Notre-Dame-de-Grâce, Mme Racette a commencé à tenir des Cafés mortels dans son arrondissement avant d’en animer aussi à Dollard-des-Ormeaux depuis janvier dernier.

Ces rencontres réunissent des étrangers endeuillés ou non dans des lieux publics. Elles sont d’une durée d’environ 2h. Il s’agit d’une discussion informelle où l’animatrice lance d’entrée de jeu la question «Pourquoi vous êtes ici ce soir?»

«Souvent, le sujet de la soirée est dans la première discussion, mentionne Kit Racette. Ce n’est jamais pareil d’une soirée à l’autre. Ça dépend des participants et des raisons pour lesquelles ils sont là.»

Les participants sont reçus comme s’ils étaient dans son salon chez elle avec le thé, le café et les petits gâteaux. C’est gratuit, mais les dons sont appréciés.

Mme Racette a tenu son deuxième atelier à Dollard-des-Ormeaux le 16 juin pour une dizaine de personnes. Rose Khoury était parmi les participants. Mme Khoury a vécu des deuils personnels, mais elle travaille aussi avec des aînés qui ont perdu leurs conjoints.

«C’est toujours intéressant pour moi de voir comment je peux aider d’autres personnes pour passer à travers ses moments et de regarder ça veut dire quoi la mort, mentionne Rose Khoury. Est-ce que c’est une fin ou juste une continuité d’une existence? Ces discussions me permettent d’ouvrir mon esprit à des aspects plus spirituels qui m’amènent à voir la vie d’une autre façon. J’aime ses échanges. Au fond, la mort se retrouve dans tout ce qu’on fait. Pour que quelque chose naisse, quelque chose doit mourir.»

Les prochains Cafés mortels: en anglais, le 16 juillet; en français, le 27 août. Info: kitracette@yahoo.com

Un concept populaire

-Concept créé en 1990 en Suisse, relancé à Londres en 2011

-À ce jour, près de 900 Cafés mortels ont été organisés dans une vingtaine de pays d’Europe et d’Asie, ainsi qu’en Amérique du Nord et en Australie

 

 

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