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Bien commun, solidarité et justice sociale

Le Cégep Gérald-Godin était le théâtre du 25 au 28 mars de la Semaine des sciences humaines, qui en était à sa neuvième édition.

Présenté sous le titre Bien commun, solidarité et justice sociale, cette activité spéciale offrait une foule d’activités aux élèves, comme des projections spéciales, des tables rondes, des kiosques à propos de différentes thématiques. Des conférences avec des invités de marque, comme l’historien et sociologue Gérard Bouchard ainsi que Gérald Larose, figure québécoise importante qui a notamment été président de la CSN pendant 16 ans.

«Au départ, lorsque nous avons commencé cette activité, il y a 9 ans, elle avait lieu seulement pendant une journée, explique Michael Rutherford, professeur à Gérald-Godin. Ça fait maintenant quelques années que nous l’organisons sur une semaine. Cela permet d’offrir un tour d’horizon plus complet des différents sujets et thèmes, d’aider les élèves à aborder le tout plus en profondeur.»

L’interculturalisme au programme

Gérard Bouchard, qui présentait une conférence intitulée L’interculturalisme québécois et la gestion de la diversité ethnoculturelle, dit aimer s’adresser aux jeunes adultes à propos des enjeux de société.

«Pour moi le public du cégep, c’est comme du petit lait, si je peux me permettre l’expression. J’adore ça. C’est un public très ouvert, spontané, curieux et naïf, dans le bon sens du terme» a expliqué le titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la dynamique comparée des imaginaires collectifs.

Celui qui a mené il y a quelques années la Commission Bouchard-Taylor aime également parler d’interculturalisme aux élèves, ce modèle tout québécois.

«Je suis content que les Québécois aient conçu un modèle original comme celui-là, très riche, souple, plein d’avenir, qui fait la part des droits et des aspirations de chacun, mais également des impératifs qu’une société doit poursuivre si elle veut être une vraie société», explique-t-il.

Quelles solutions à la crise?

De son côté, Gérald Larose est venu présenter Le modèle coopératif, une solution à la crise du capitalisme? Dans cet exposé, M. Larose a tenté d’aider les élèves présents en grand nombre à la Salle Pauline-Julien à comprendre la crise économique, ses effets, mais également ses origines.

Ainsi, le professeur à l’École de travail social de l’UQÀM, a donné une véritable leçon d’histoire et d’économie aux étudiants. Il a entre autres parlé des origines du capitalisme, de son évolution et diverses mutations au fil des années, étant très sévère avec le modèle ayant préséance à notre époque.

«Ce qui se passe présentement est destructeur pour la société», a martelé celui qui est également Président du conseil d’administration de la Caisse d’économie solidaire du Desjardins. «Ça n’a rien avoir avec les gens et les servir, les aider. Le modèle présent repose sur le gaspillage et la surconsommation.»

C’est ainsi que pour M. Larose, les solutions reposent dans les initiatives de coopération, qui selon lui répondent à des besoins auxquels l’environnement économique et social ne répond pas. Celui-ci croit également que les mouvements sociaux et la population doivent avoir plus de responsabilités et un plus grand rôle dans les changements de société que l’État.

Notons qu’outre messieurs Bouchard et Larose, plusieurs autres conférenciers étaient également présents lors de cette Semaine des sciences humaines, notamment le cinéaste Bernard Émond, venu présenter et discuter avec les étudiants de son dernier film, Tout ce que tu possèdes ainsi que Karel Mayrand directeur général pour le Québec de la fondation David Suzuki.

De plus, les organisateurs ont également réuni d’anciens étudiants de Gérald-Godin ayant fait le saut en politique active, dont Lysane Blanchette-Lamothe, députée NPD dans Pierrefonds-Dollard, pour un débat sur l’implication politique.

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