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Diane Lamarche-Venne attribue la faible votation à une possible disparition des CS

C’est après plusieurs heures de dépouillement que la présidente sortante de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), Diane Lamarche-Venne, a vu son contrat être renouvelé, avec 5773 votes. Son opposant, Max Martel, en a pour sa part récolté 3886.

Tout au long de la comptabilisation des votes, Mme Lamarche-Venne a gardé une avance considérable sur son adversaire. Un écart de plus de 1000 votes s’est rapidement creusé entre les deux candidats. Les résultats officiels ont été dévoilés vers 23 h 30.

« La journée a été très longue hier, raconte Lamarche-Venne. Mon opposant, pour un néophyte, s’est avéré un redoutable adversaire. Même si j’avais une avance, j’étais nerveuse et je me disais que ce n’était pas gagné. »

La présidente a réussi à faire élire 10 commissaires sur l’ensemble du territoire desservi par la CSMB. Trois candidats de l’Équipe Max Martel siégeront à leur côté.

Malgré sa défaite, M. Martel est convaincu que le faible taux de participation et les résultats aux élections démontrent que les Québécois sont prêts pour le changement.

« Diane Lamarche-Venne ne pourra pas demeurer éternellement dans le statu quo. Je suis allé chercher 40 % des votes sur le territoire de la CSMB avec mes trois axes principaux : l’écologie, la technologie et le communautaire. Ce sont les jeunes parents qui ont voté pour moi. Nous prendrons donc graduellement une direction différente. »

Recul du taux de participation

Le taux de participation aux élections scolaires 2014 à la CSMB se chiffre à 2,97 %. Aux dernières élections scolaires, en 2007, il avait été de 3,16 %.

Le taux de participation à l’échelle provinciale atteint 4,86 %, un taux moins élevé qu’en 2007, où il atteignait un peu moins de 8 %.

La présidente de la CSMB explique ce manque d’enthousiasme par un « environnement défavorable. »

« Ce sont mes cinquièmes élections scolaires, et je peux vous dire que ça n’a jamais été facile de faire sortir le vote. Cette année, j’ai entendu plusieurs fois : “De toute façon, vous allez être abolis. À quoi ça sert de voter?” Je pense que lorsqu’on décide de tenir une élection, il faut en faire la promotion. Pas la discréditer. »

Le ministre de l’Éducation Yves Bolduc a laissé entendre le mois dernier que le taux de participation à ces élections pourrait être déterminant pour l’avenir des commissions scolaires.

Restructuration à l’ordre du jour

Le premier ministre Philippe Couillard a également annoncé le jour du vote qu’il comptait revoir en profondeur le mandat des différents paliers de décision du réseau, en vue d’une réforme en profondeur ou d’une abolition des commissions scolaires au Québec.

Devant cette possibilité, Mme Lamarche-Venne demeure ouverte au dialogue. « Les commissions scolaires sont pertinentes, mais pas nécessairement dans la forme actuelle. Plusieurs choses peuvent être améliorées. Le directeur d’école doit être un leader pédagogique, et non un gestionnaire de toiture. »

Elle craint toutefois que le débat actuel ne soit qu’une « saveur du jour », mis en place pour plaire à une partie de la population, sans réfléchir aux conséquences.

« L’impact d’un changement structurel doit être évalué de fond en comble. Il faut garder en tête que ce sont toujours les élèves qui paient pour les changements de structure. À la CSMB, nous avons actuellement un taux de réussite de 80 %. Est-ce qu’on va compromettre ça? Notre gestion est de plus en plus efficace. Est-ce qu’on jette tout à la poubelle? »

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