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Premiers échos du conseil d’arrondissement

Joanny-Furtin Michel - TC Media
Une quarantaine de citoyens assistaient à la séance régulière du conseil d’arrondissement le 4 mars dernier.

La mairesse Marie Cinq-Mars a fait part à l’assistance de quelques nouvelles concernant l’arrondissement. «Le curling ayant été démoli, un appel d’offres a été lancé, à tout organisme à même de faire des propositions pour occuper l’espace libéré de l’ilot Saint-Viateur, entre St-Viateur et St-Just en arrière de la caserne de pompiers. Un programme géré par la ville centre de 842 000$ permettra la réfection routière de certains tronçons des rues Davaar, Prince-Philip et Outremont. Il sera difficile de maintenir les patinoires en l’état à cause du redoux.»

«Le nouveau parc McNider est terminé et sera inauguré au printemps ainsi que le parc McGarrigle qui sera inauguré au mois d’août. Pour l’occasion, on espère avoir la présence des membres de la famille McGarrigle pour un concert simultané au Théâtre Outremont. Nous confirmons la participation de l’arrondissement à l’événement Une Heure pour la Terre

En effet, les citoyens d’Outremont sont invités à éteindre les lumières de leur demeure ou de leur entreprise entre 20h30 et 21h30 le samedi 23 mars. L’éclairage des bâtiments de l’arrondissement sera également éteint là où la sécurité le permet.

«L’arrondissement investira dans des murs mobiles pour permettre des graffitis afin que les jeunes s’en donnent à cœur joie en espérant qu’ils ne s’en donneront pas à cœur joie sur d’autres espaces…», a commenté la mairesse.

En saluant la présence du futur directeur de l’arrondissement Normand Proulx, Marie Cinq-Mars en a profité pour « souligner la contribution de Pierre A. Chapuis qui assura l’intérim de la direction de l’arrondissement pendant 20 mois.»

«Sous son mandat, nous lui devons la démolition curling, l’aménagement des parcs McNider et Jacques-Tessier, de la place McGarrigle, la réfection du toit de la maison McFarlane, la réfection de la façade du service de l’aménagement urbain, l’éclairage du théâtre Outremont, la plantation d’arbres sur l’avenue Laurier dans de nouvelles fosses, le rapatriement en régie de la gestion du CCI par les cols bleus, la tonte du gazon de certains parcs avec les cols bleus, le suivi du projet du Campus Outremont.»

«Bien entendu, tout cela n’aurait pas été possible sans l’aide précieuse de ses collaborateurs, Me Marie-France Paquette et Daniel Fleury. Merci Monsieur Chapuis.» La salle a applaudi.

Pierre A. Chapuis reprendra ces fonctions initiales à la direction de l’aménagement urbain dès l’arrivée de Normand Proulx dans ses bureaux.

Les premières questions du public

Lors des questions du public, Elka Pollack a lancé une invitation à la conseillère Céline Forget pour un diner ou un souper auprès de la communauté hassidique. «Je vous remercie de l’invitation, mais je n’irais pas», a répondu Céline Forget.

«Mon rôle de conseillère est de gérer l’espace public et l’intérêt public, donc je ne vais pas souper chez des citoyens en particulier. Ce n’est pas le mandat que j’ai comme élue à Outremont, et votre vie privée, votre maison, ça vous appartient et je ne me sens pas du tout à l’aise d’aller dans une maison privée à cet effet. Merci encore.»

Mindy Pollack a ensuite pris le micro pour revenir sur la décision du conseil en février de ne pas suivre les recommandations du Comité consultatif sur les relations intercommunautaires à propos de la Fête de Pourim.

«Vous commencez chaque séance en déclarant que le conseil est là pour le bien-être des citoyens, puis d’être juste et équitable. Or, lors du dernier conseil, la recommandation pour le Pourim n’a pas été approuvée par le conseil», regretta Madame Pollack

«Tout d’abord, à propos de la demande de laisser circuler les autobus à double essieu, un règlement a été voté en 2003, si ma mémoire est bonne, parce qu’il y avait des gros autobus qui circulaient et stationnaient dans les rues résidentielles, et près des parcs» a répondu la mairesse.

«Les gens s’en plaignaient beaucoup, parce qu’ils stationnaient le moteur en marche longtemps. Un règlement a été voté pour éviter cela. Maintenant, une décision a été prise. Nous voulons être justes avec tous les citoyens, et j’ai souvent fait une analogie de cette fête (Pourim) en la comparant avec l’Halloween pour les enfants non hassidiques.»

«Dès lors, la sécurité publique met en place un certain déploiement avec la police pour assurer une certaine sécurité lors de ces fêtes, Pourim comme Halloween. Jusqu’ici on espère qu’il n’y ait pas d’incident et d’accident. Les enfants se déplacent à pied ou en minibus pouvant accueillir jusqu’à 17 enfants pour les plus importants.»

«Était-ce possible de rouvrir ce règlement pour permettre de plus gros autobus dans l’arrondissement ? Après des discussions, on s’est dit que non, ce qui était important c’était d’assurer la sécurité, on n’a pas jugé que de plus gros autobus pouvaient assurer plus de sécurité. On a essayé de traiter ça de façon égale. On a vraiment tout fait, comme on le fait pour l’Halloween, pour que les autos circulent, que les enfants soient visibles, etc.

– Mais même la police dit que les minibus, c’est le plus sécuritaire.

– Mais les minibus peuvent circuler dans l’arrondissement, pas les autobus, a précisé Marie Cinq-Mars.

– Il faudrait une définition plus claire de ce qu’on appelle un autobus, parce que des minibus à simple essieu, ça n’existe pas», a commenté la citoyenne.

Dans sa question corollaire, Mindy Pollack est revenu sur le commentaire de la conseillère Marie Potvin au dernier conseil à propos du temps nécessaire pour bien préparer l’organisation de Pourim dans les rues de l’arrondissement. «Non, ce n’était pas à la dernière minute. Depuis septembre, on s’en occupait et on a invité les conseillers à venir en discuter avec les organisateurs.

– Je crois qu’on m’a mal comprise, a répondu la conseillère Potvin. Quand je parlais de six mois avant, j’avançais que cela aurait été peut-être plus facile de louer des minibus à ce moment-là. L’information était confuse, on nous disait  »on a besoin d’autobus pour des classes de trente enfants ». Après ça, on nous disait  »on a besoin de minibus pour des classes de 21 enfants ». C’est confus pour nous de décider selon une information qui change ainsi.»

«Je me suis promené lors de la fête de Pourim, a-t-elle poursuivi. Certains ont respecté le règlement. J’ai vu des parents costumés avec de jeunes enfants. Et j’ai vu beaucoup de parents avec de grandes voitures. Avec les rues étroites d’Outremont, je suis plus confortable avec ça. Mais je tiens aussi à vous assurer que cette demande viendrait des autres communautés, je ferais les mêmes commentaires», a insisté Marie Potvin.

(À suivre…)

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