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Le outback australien

Aline Fortin expose des photos du outback australien du 9 mars au 23 avril à la Bibliothèque Reginald J.P. Dawson à Mont-Royal.

Lors de deux séjours d’un an en Australie, Aline Fortin a eu plusieurs occasions d’explorer le outback. Certaines de ces excursions furent de vraies aventures. Passionnée de photographie depuis son plus jeune âge, elle y a croqué plusieurs centaines de photos, parmi lesquelles elle a choisi pour cette exposition, un ensemble qui reflète à la fois la beauté de la nature et la vie dans cette région éloignée.

«Le terme outback désigne pratiquement tout l’intérieur et le nord de l’Australie. Le centre appelé “Red Centre” est constitué d’immenses déserts entourés de régions arides», relate Aline Fortin. «Le nord, le “Top End” au climat tropical est recouvert de savanes et de jungle. Semi-arides en saison sèche, les grandes plaines se transforment durant la mousson, en un marécage inextricable, bloquant leurs quelques occupants pendant plusieurs mois. Pas étonnant que cet arrière-pays soit très peu peuplé.»

«Bleu, rouge et vert sont les trois couleurs caractéristiques du outback: le bleu intense du ciel sans nuage, le rouge vif de la terre et le vert de la brousse. En dépit de la beauté du paysage, la vie y est difficile. À part dans les quelques villes qui s’y trouvent, le plus proche voisin est souvent à 100, voire 150 kilomètres. On le rejoint par une piste boueuse ou poussiéreuse… lorsqu’elle n’est pas inondée.»

La photographe a observé que les services de base – électricité, aqueduc, égouts, écoles, soins médicaux – y sont absents ou difficilement accessibles. Pour pallier à cet isolement, on a créé des services spéciaux, notamment le “Royal Flying Doctor Service” et le “School of the Air” qui répondent aux besoins en matière de santé et d’éducation.

«Formant environ 2,5% de la population australienne, mais autour de 25% de celle du outback, les aborigènes de ces régions reculées sont moins urbanisés et arrivent à maintenir une part de leur culture et de leurs traditions. Certains vivent dans des “communautés” indigènes, habituellement de petits villages isolés de 20 à 300 habitants établis sur le territoire traditionnel du groupe. Ils sont souvent fermés aux étrangers afin de protéger leur culture.»

«Impropre à la culture, le sol du outback offre cependant d’excellents pâturages, commente Aline Fortin. Aussi y trouve-t-on de grandes propriétés terriennes pouvant atteindre quelques milliers de kilomètres carrés. Ces “stations” situées au milieu de nulle part, sont peuplées d’énormes troupeaux de moutons ou de bovins.»

«L’élevage, avec l’exploitation minière et le tourisme, sont les principales activités économiques du outback. Le sous-sol y est en effet très riche. On y trouve presque tous les métaux utilisés par l’homme, du pétrole et du gaz, des diamants et de l’opale en abondance. Autour de certaines mines importantes ont fleuri de petites villes.»

(M.J.-F.)

(Source: Bibliothèque R.J.P. Dawson)

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