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À Outremont, comment pensez-vous concilier les disparités de plus en plus marquées entre les classes sociales et culturelles ?

Raymond Bachand, Parti Libéral du Québec

Cette affirmation est inexacte. « Depuis 1976, il n’y a eu (au Québec) aucune croissance des inégalités de revenus après impôts et transferts », affirme Martin Coiteux, professeur à HEC. « En matière de distribution des revenus, les ratios entre les  »classes » sont demeurés à peu près identiques. Si on considère les revenus après impôts et transferts de l’ensemble des unités familiales, les 20% les plus riches gagnaient en 2001 cinq fois plus que les 20% les plus pauvres. En 2009, ce ratio a même chuté à 4,7 fois », assurent les professeurs Jean-Herman Guay et Luc Godbout de l’Université de Sherbrooke.

L’OCDE a créé l’indice Vivre mieux. En plus des variables économiques habituelles, cet indice tient compte de facteurs comme le niveau de scolarité, l’état de santé, la conciliation entre la vie et le travail, le taux de chômage, le taux d’emploi des femmes avec enfants, la sécurité des personnes et la qualité de l’environnement. Appliqués au Québec, cet indice donne des résultats spectaculaires : 18 fois sur 20, le Québec se trouve au-dessus de la moyenne des 34 pays de l’OCDE !

De 2003 à 2010, la croissance annuelle du PIB et du revenu personnel par habitant a progressé plus rapidement au Québec qu’en Ontario. Durant la même période, la bonne tenue générale du Québec a permis au niveau de vie de progresser à un rythme équivalent à celui du Canada, mais supérieur à celui observé en Ontario et aux États-Unis. Le Québec est certainement la province la plus égalitaire au Canada.

Roxanne Gendron, Parti Québécois

Sachant que pour l’ensemble de la population, le taux de faible revenu a augmenté entre 2003 et 2009 dont celui des aînés qui a presque triplé et que le taux de pauvreté chez les personnes seules a augmenté de 4,3%, un gouvernement du Parti Québécois mettra en place des mesures concrètes afin d’augmenter l’égalité des chances qui nous amènera à réduire l’écart de plus en plus grandissant entre les riches et les pauvres.

Ces disparités sociales sont présentes dans la circonscription où le taux d’emploi et le revenu moyen sont au-dessus de la moyenne nationale à Outremont, mais où seulement 60% de la population est active avec un revenu annuel moyen de 30 000$ malgré un taux de diplomation post-secondaire de 71% à Côte-des-Neiges.

Le Parti Québécois s’engage à mettre sur pied un plan de lutte contre la pauvreté et contre l’exclusion sociale. Nous relancerons les mesures favorisant l’intégration sur le marché du travail des personnes bénéficiant de l’aide de dernier recours, réviserons le salaire minimum afin de permettre un niveau de vie convenable aux travailleurs, et appuieront les associations comme les organismes de crédit communautaire.

Dans le secteur Côte-des-Neiges sud, le taux d’immigrants est d’environ 45% dont 40% n’ont ni le français ni l’anglais comme langue maternelle. Afin d’établir un dialogue culturel et intégrateur avec les immigrants, le Parti Québécois mettra sur pied des mesures concrètes et agira en partenariat avec les organismes communautaires œuvrant à l’intégration en les soutenant financièrement. Un accès élargi aux cours de francisation leur permettra d’accéder plus facilement à l’emploi.

Claude Michaud, Coalition Avenir Québec

Je crois que la Coalition Avenir Québec saura créer la richesse pour relancer le Québec. Je reconnais d’entrée de jeu qu’il y a une disparité entre les classes sociales et culturelles et que ce clivage ne disparaîtra pas du jour au lendemain. Mais notre plateforme offre la meilleure vision d’avenir ; Notre programme est orienté vers l’avenir et favorise des mesures permettant à tous les Québécois d’avoir accès à des moyens d’améliorer leur sort.

J’arrive à cette conclusion en citant nos engagements à investir plus que tout autre parti dans l’éducation, de lancer une offensive sans précédent afin de contrer le décrochage, de permettre à tous les Québécois d’avoir accès à un médecin de famille, de créer une culture entrepreneuriale, de demeurer propriétaire de nos ressources naturelles et plusieurs autres.

Il y aura toujours de la disparité entre les classes, mais il est important qu’un gouvernement responsable travaille à amenuiser les différences. Il faut adopter des mesures donnant la chance à tous d’avoir accès aux services leur permettant d’entrevoir des jours meilleurs. Et plus les Québécois seront formés pour occuper des emplois de qualité, plus les revenus seront au rendez-vous afin d’augmenter les opportunités.

Il est important que le gouvernement élabore une stratégie de création de richesse bénéficiant à tous les Québecois, de tout acabit. L’enrichissement collectif n’est pas l’apanage d’un seul homme ou du gouvernement, mais bien d’un effort collectif auquel tous doivent participer et contribuer.

Édith Laperle, Québec Solidaire

Depuis des dizaines d’années, on nous répète qu’il faut déréglementer les marchés, réduire les impôts des plus fortunés et des grandes entreprises, privatiser les services publics, démanteler l’assurance chômage, abolir les règles environnementales, etc. On nous a promis que cela ouvrirait une ère de prospérité sans précédent. En fait, c’est un cul-de-sac.

Dans une société pleinement développée et équilibrée, l’État limite les écarts de richesse et maximise la qualité de vie des plus humbles. Cela passe par la progressivité de l’impôt sur le revenu des particuliers. Québec solidaire propose donc qu’il y ait six paliers d’imposition au lieu de trois, sans augmentation du fardeau fiscal de la classe moyenne. Notre parti rétablirait aussi la taxe sur le capital des institutions financières et augmenterait les redevances sur les ressources naturelles. De plus, nous voulons créer Pharma-Québec, afin d’économiser des milliards sur nos achats de médicaments.

Les sommes dégagées permettraient de solidifier et d’élargir les services publics de santé et d’éducation, qui sont les meilleurs vecteurs d’égalité des chances. Elles permettraient aussi d’établir un revenu minimum garanti à 12 000$ par année, qui permettrait des pas de géant dans la lutte à la pauvreté et qui offrirait des retombées extrêmement intéressantes aux PME du Québec.

Par ailleurs, Québec solidaire a pour priorité d’améliorer l’accueil des personnes issues de l’immigration et de faciliter leur intégration. Nous augmenterions le soutien financier aux associations et organismes communautaires qui agissent en ce sens : il faut renforcer les ressources déjà actives sur le terrain.

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