Culture
05:30 21 novembre 2020 | mise à jour le: 23 novembre 2020 à 11:17 temps de lecture: 3 minutes

Découvrir le drone en pandémie

Découvrir le drone en pandémie
Photo: Coralie Hodgson/MétroL'artiste pointelier s'est tourné vers la photo par drone en pandémie.

Le photographe Jean-François O’Kane s’est tourné vers la photo par drone durant la pandémie. Une nouvelle corde à son arc, qui lui permet de documenter les quartiers de Pointe-aux-Trembles et de défaire certains mythes urbains.

En raison de la COVID, presque tous les contrats de l’entreprise de photographie et de production vidéo de M. O’Kane ont été mis sur pause. S’il s’est reconverti temporairement en agent de sécurité dans une résidence pour aînés, il n’était pas question pour le photographe d’arrêter complètement la photo. La solution: utiliser le drone, qui permet de respecter la distanciation sociale.

Le Pointelier s’est donc mis à documenter, par caméra volante, Pointe-aux-Trembles et Montréal-Est. L’Inspiration ne lui manque pas : nouveaux quartiers résidentiels, chantiers de construction, clochers d’églises, tout se voit sous un nouvel angle vu des airs.

«L’idée derrière ça, c’est de montrer le travail du drone et de montrer la région comme c’est beau, comme c’est le fun. Et juste d’avoir un œil différent. (…) Ça permet aussi d’attirer l’attention sur ce que je fais, et sur mon travail», explique celui qui est aussi vice-président de la Chambre de commerce de la Pointe-de-l’Île.

Démystifier Pointe-aux-Trembles

Mais les photos aériennes ne sont pas qu’esthétiques, elles permettent aussi d’en apprendre un peu plus aux internautes sur ce qui se passe dans leurs quartiers.

«Ça fait 25 ans que je suis photographe dans la région… Ça permet de savoir plein de choses! En sachant tout ça, ça permet de démystifier des mythes, des histoires», explique-t-il.

Par exemple, une photo aérienne publiée sur les réseaux sociaux détaille l’avancement des travaux sur la rue Broadway, à Montréal-Est. Une autre publication apprend aux internautes, image à l’appui, que le clocher de l’église Saint-Marcel abrite en fait une antenne de transmission, qui lui sert de source de revenus.

S’il a souvent une idée préconçue de ce qu’il veut photographier, les sorties par drone ne sont pas dépourvues de découvertes inusitées. «Quand je suis allé prendre des photos devant l’église Saint-Marcel, j’ai remarqué que sur la rue Saint-Jean-Baptiste, le trois quarts du monde a des piscines», s’exclame-t-il.

Photos artistiques

En plus de documenter son quartier, le photographe  continue quelques projets de portrait humains, qui prennent une place importante dans son art. En effet, pour l’artiste qui fait maintenant de la photo depuis 50 ans, la photo est aussi un moyen d’aider des femmes, qui ont été victimes d’abus physique ou psychologique, en les faisant sentir « plus belles » et confiantes.

Il continue ainsi des projets de photo traditionnelle, principalement avec sa conjointe, sa «muse», avec qui il a même exploré le portrait par drone.

Mais malgré toutes les adaptations que demande la pandémie, l’homme de 62 ans est philosophe face à l’avenir. Ses projets?

«Continuer à m’amuser, continuer à profiter de la photographie. Comme dirait un grand photographe, un photographe ne meurt que quand ses yeux sont secs».

 

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