La qualité de l’air ne cesse de s’améliorer dans l’Est
Le Réseau de surveillance de la qualité de l’air (RSQA) a mesuré sans relâche les concentrations de polluants présents dans l’air ambiant aux stations 3, 55 et 7, situées respectivement à Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies et Anjou durant toute l’année 2012.
« Nous observons des améliorations en raison de nombreux facteurs, explique Dimitri Tsingakis, directeur général de l’Association industrielle de l’est de Montréal (AIEM). Entre autres, la volonté des entreprises installées dans le secteur de faire mieux en matière d’environnement et les nouvelles technologies qui ont contribué à la diminution des émissions polluantes. »
Selon M. Tsingakis, les citoyens de l’Est n’ont pas à craindre que l’arrivée de nouvelles entreprises nuise au processus d’amélioration de la qualité de l’air.
« Toute nouvelle industrie qui voudra s’installer dans l’Est doit atteindre des niveaux élevés d’efficacité et de qualité pour s’assurer qu’ils sont conformes aux règles environnementales, dit-il. Nous sommes conscients que l’acceptabilité sociale d’un projet est tributaire de sa performance écologique. Je suis convaincu que nous allons continuer de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air dans la région. »
Encore des améliorations à faire
Selon le rapport de la RSQA, les concentrations de polluants tels que l’ozone, les oxydes d’azote et les particules fines sont légèrement inférieures ou égales à celles qui sont mesurées dans le reste de l’île. Il faut toutefois continuer de surveiller le dioxyde de soufre (SO₂) qui est encore deux fois plus élevé qu’ailleurs.
Rester vigilant
Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie pour Greenpeace, admet qu’une amélioration de la qualité de l’air est observée dans l’est de l’île. Il souligne néanmoins qu’il est important de continuer à surveiller le travail des industries du secteur.
« Nous sommes conscients qu’il y a eu des améliorations, mais dans la plupart des cas, ce n’est pas suffisant. Des projets de grande envergure tels que le renversement de la ligne 9B d’Enbridge ou l’oléoduc Énergie-Est de TransCanada s’amènent dans l’Est. Ce sont des projets qui vont à l’encontre des objectifs qui visent à améliorer la qualité de l’air. »
Selon M. Bonin, si le projet d’oléoduc d’Enbridge va de l’avant, Suncor raffinera à Montréal du pétrole lourd des sables bitumineux au détriment de la santé des gens et de l’environnement.
« Ce pétrole est l’un des plus sales de la planète, il va alourdir le bilan des émissions des raffineries qui sont déjà parmi les plus grands pollueurs du Québec, alors c’est sûr que ça va influencer négativement la qualité de l’air et la qualité de vie des gens dans l’Est », conclut-il.