Victime d'une vendetta à Rivière-des-Prairies
Elle ne serait pas l’unique membre de sa famille à avoir été assassinée à la suite de ce conflit en terre hondurienne. Son cousin a été éliminé en 2010, dans le quartier Saint-Michel, et son frère a également été blessé. Plus de 15 membres de sa famille auraient été assassinés, selon les propos du journaliste David Santerre, et autant de blessés par balle. Elle aurait été témoin du meurtre de ses parents, dans son pays natal.
En 2007, elle est arrivée au Canada, par le poste frontalier de Lacolle et y a demandé le statut de réfugié.
Questionné à propos des allégations de vendetta, le Service de police de la Ville de Montréal n’a pas voulu se mouiller. « Je ne peux m’avancer aussi loin que ça, indique Dany Richer, porte-parole du SPVM. C’est toujours sous enquête, il n’y a pas eu d’arrestation. Ça continue, plusieurs démarches sont entreprises, mais je ne peux pas aller plus loin que ça. »
La dame, âgée de 31 ans, demeurait à Rivière-des-Prairies depuis quelques semaines. Ses enfants, âgés de 7 et 11 ans, ont été pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). L’organisme n’a pas retourné nos appels au moment de mettre sous presse.