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Les villes liées boycottent le budget 2013

Bousquet-Richard Simon - TC Media
Chaque année, deux maires de l’Association des municipalités de banlieue (AMB), qui représente les 15 villes liées, examinent le budget de l’Agglomération de Montréal. Cette année, ils ne seront pas à la Commission sur les finances et l’administration.

« C’est un message clair que nous voulons envoyer à l’administration Tremblay », explique le maire de Montréal-Est, Robert Coutu.

Ce dernier ainsi que le maire de Westmount, Peter F. Trent, protestent contre l’absence de considération accordée aux maires de l’AMB. « Chaque année c’est pareil. On nous annonce une hausse de 3,8 % alors que le Plan triennal d’immobilisation (PTI) n’a même pas encore été adopté », tempête M. Coutu.

Cette hausse met de la pression sur les municipalités de banlieue. « En tant que maires, nous avons deux choix : soit nous refilons la facture aux citoyens, soit nous absorbons la facture », explique-t-il.

L’AMB rappelle que, depuis la formation de l’Agglomération, aucune de leurs recommandations n’a été retenue de façon significative. « L’AMB ne souhaite plus participer à cette parodie ni ajouter foi à une démarche qui mène inévitablement à l’approbation aveugle d’un budget contrôlé de bout en bout par le comité exécutif de la Ville de Montréal », peut-on lire dans un communiqué émis par l’organisme

Les maires de l’AMB, qui ont pris la décision unilatéralement, ne se font toutefois pas d’illusion. S’ils sont les seuls à boycotter la Commission, le budget ira de l’avant sans entrave. Mais si les partis d’opposition s’abstiennent de s’y présenter, la Commission pourrait ne pas sièger, faute de quorum.

Officiellement, l’absence des maires n’est pas liée à la Commission Charbonneau. « Nous n’accusons pas qui que ce soit », avertit M. Coutu.

Trop de pression sur les villes

Les maires déplorent que les quotes-parts des villes aient augmenté de 25,5 % depuis 2009 (soit presque trois fois le taux d’inflation) et la hausse des coûts de la caisse de retraite des employés municipaux à plus de 400 M$ depuis 2008.

« Il n’y a aucun geste qui a été posé pour réduire les coûts. La Ville maintient les services, mais nous n’avons pas les services que nous recherchons au niveau de la police et des pompiers. Ça fait trop longtemps que nous les demandons », déplore M. Coutu. Il s’exaspère d’autant plus que, malgré les augmentations demandées aux villes liées, « le budget a été réduit de 8,61 % en 2012 ».

Le maire Coutu doute de la bonne foi de l’administration. « Ils avaient promis la coupe de 1000 postes, mais ils en ont réengagé 333. La Ville-centre ne fait pas d’efforts. »

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