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Les quatre sites sont officiels

Une semaine après l’annonce officielle du quatrième site de revalorisation de déchets dans l’arrondissement de Saint-Laurent, Vision Montréal annonçait son appui à la construction des centres de valorisation des matières organiques. Le parti exige des retours clairs pour les citoyens de l’est de Montréal, ce qui n’inspire pas pour autant la confiance de tous.

Pour le contexte, quatre centres de traitement des matières organiques (CTMO) vont être implantés sur le territoire montréalais à partir de 2014. À Montréal-Est, le CTMO par biométhanisation revalorisera 60 000 tonnes de déchets par année et le centre-pilote de prétraitement des ordures ménagères pourra recevoir 25 000 tonnes par année.

Équité territoriale à nouveau dans l’eau chaude

Même avec l’opposition officielle qui assure qu’elle veillera au respect des intérêts citoyens, l’apparence d’équité territoriale – la bébitte noire qui a fait couler bien de l’encre dans le dossier – ne fait toujours pas l’unanimité.

D’après les élus, l’équité territoriale se traduit par une distribution égale des déchets dans chaque région de l’Île, soit le nord, le sud, l’est et l’ouest. Chacune reçoit sa part de déchets pour que le fardeau des déchets de la Ville ne se retrouve pas toujours dans la même cour.

 

Par contre, le délai entre la mise en opération de l’usine de Montréal-Est et celle de Lasalle est suffisant pour mettre à mal le principe d’équité territoriale, réfute Maurice Vanier, Vice-président du comité mixte municipalités, industries et citoyens de l’Est de Montréal. «C’est dangereux […] on va se retrouver avec tout le fardeau des déchets et du trafic des camions et ce, cinq ans avant la mise en activité de l’usine de Lasalle prévue en 2021».

 

«Si le site ouvre dans l’Est en premier, il y a des chances que celui à Lasalle n’ouvre pas. C’est très facile d’annoncer que ça va se faire et finalement revenir sur ses paroles», souligne quant à lui Jean Lapointe, président du Collectif en environnement Mercier-Est.

Il n’y a pas d’inquiétude à avoir

Pour la mairesse de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau Rouleau, il n’y a pas lieu de s’en faire. La seule raison pour laquelle l’usine de l’Est sera mise en activité en premier est une question de financement. La Ville indique d’ailleurs, qu’il était «plus rapide et moins couteux de construire le premier centre de biométhanisation» dans l’Est de la ville puisque le terrain n’est pas privé.

À l’instar du parti Vision Montréal, elle précise que la Ville devra faire preuve de bonne volonté et de transparence: «Le projet va avoir notre appui tant que tout se passe bien: respect des citoyens, transparence, construction de bâtiments LEED. Par contre, qu’on ne vienne pas nous dire qu’ils nous en rajoutent [des déchets], là on s’interposerait!».

Un suivi s’impose

Pour la Ville de Montréal, la prochaine étape sera de former un comité de suivi d’ici à l’été. Sur ce comité, le Collectif en environnement de Mercier Est, qui avait écrit un mémoire en novembre 2011, espère bien avoir un mot à dire. «En ce moment, il y a trop d’inconnu. On a peur que le processus manque de transparence. Mais on va être là pour poser des questions aux élus et on souhaîterait être présent sur le comité», assure M.Lapointe.

Du côté de la mairesse Rouleau, elle voit d’un très bon œil la suite des choses, arguant que le projet est intrinsèquement «bon» et sera peut-être l’élément déclencheur pour s’engager vers des technologies vertes.

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