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Tanguay prêt pour l’Assemblée nationale

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Après avoir été élu une première fois dans la circonscription de LaFontaine (Rivière-des-Prairies) lors de l’élection partielle du 11 juin dernier, le député libéral Marc Tanguay a pris le temps d’aménager son bureau—situé au même endroit que celui de son prédécesseur Tony Tomassi—, de suivre un cours pour « députés 101 » ainsi que de rencontrer plusieurs citoyens. Depuis sa réélection, le 4 septembre, il se dit fin prêt à prendre le chemin de l’Assemblée nationale, pour la première fois, en octobre.

Une semaine après la fin d’une campagne qui a porté au pouvoir un gouvernement péquiste minoritaire, M. Tanguay se congratule d’abord et avant tout de son travail sur le terrain pendant tout le mois d’août.

« J’ai été de beaucoup d’activités et fait beaucoup de porte-à-porte, beaucoup de téléphones, beaucoup de rencontres. Ce serait la pire erreur que de tenir les gens pour acquis », lance-t-il, et ce, alors que les libéraux remportent des majorités écrasantes depuis plusieurs élections.

« Moi, je ne me rends pas [la tâche] plus facile qu’ailleurs », ajoutant avoir travaillé avec acharnement pour se faire réélire.

Il cite comme une preuve de ses efforts l’augmentation de sa majorité des suffrages par rapport à ses rivaux, qui est passée de 53,36 % le 11 juin à 58,69 % le 4 septembre. Notons que le taux de participation entre ces deux élections est passé de 26 % à 71 %.

Auparavant, M. Tanguay a mordu la poussière aux élections générales du 26 mars 2007, alors qu’il est arrivé troisième dans la circonscription de Chambly, derrière la défunte Action démocratique du Québec et le Parti québécois (PQ).

Selon lui, le principal défi que devait surmonter le Parti libéral du Québec (PLQ) le 4 septembre était de se faire reporter au pouvoir une quatrième fois consécutive. Même si cette tentative a échoué, le fait que le PQ soit au pouvoir, mais minoritaire, est clairement un signal d’avertissement.

« Ce que j’ai vécu et ce que j’ai vu sur le terrain était tout à fait vérifiable, mentionne-t-il. Les gens ne veulent pas de référendums sur la souveraineté, les gens ne veulent pas de la chicane, les gens veulent que l’on bâtisse le Québec, qu’on crée de la richesse, qu’on la redistribue. »

Ses priorités

M. Tanguay salue de même souffle le passage du premier ministre sortant Jean Charest à la tête du gouvernement.

« Ce qui restera entre autres du passage de Jean Charest, c’est l’excellente performance économique du Québec, estime-t-il, qui est meilleure en temps de crise sous les libéraux qu’en tant de croissance économique sous le Parti québécois. »

Quant à qui prendra les rênes du PLQ en tant que chef, M. Tanguay ne veut pas « y aller de pronostics ». Il ne dit pas s’il est intéressé par le poste.

« J’avais déjà dit qu’à titre de député, je ne demeurerai pas président du Parti libéral du Québec », rappelle-t-il. Reste maintenant à savoir de quelle façon il cédera son siège à un nouveau président.

Le député-avocat, originaire de la ville de Québec et résident de la Rive-Sud de Montréal, désire d’abord faire avancer en chambre les dossiers qui lui tiennent à cœur. Ceux-ci incluent les transports en commun et les soins à domicile.

Occupera-t-il un rôle important au sein du premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale? « Je n’émettrai pas de souhaits publiquement pour l’instant, répond-il succinctement, c’est à suivre! »

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