100 ans d'histoire pétrochimique
« L’intérêt pour la pétrochimie est grand dans l’Est puisqu’il y a un facteur identitaire. C’est à Pointe-aux-Trembles–Montréal-Est que l’on retrouvait la plus grande concentration de raffinerie dans l’est du Canada. À peu près tous nos parents ont travaillé dans l’industrie », raconte M. Desjardins. En 1969, à l’âge d’or de la pétrochimie dans l’Est, l’industrie fournissait 5000 emplois.
« Nous voulons traiter de tous les sujets qui touchent le secteur, mais ce qui a été l’élément déclencheur pour cette conférence est la série de fermetures de raffineries. Notre but est de préserver les traces de ce qu’a été la pétrochimie pour l’Est », dit M. Desjardins. L’Atelier d’histoire de la Pointe-aux-Trembles présente environ deux conférences par année.
M. Desjardins s’inquiète que les traces de ce qu’a été cette industrie, pendant un siècle d’activité dans l’Est, ne disparaissent : « il serait peut-être intéressant de garder une grande raffinerie pour sa valeur muséale et patrimoniale. Il existe plusieurs exemples de par le monde de complexes industriels protégés à des fins éducatives, muséales et patrimoniales. »
Le futur
« L’avenir de la pétrochimie dans l’Est dépend des choix qui seront faits. Trouvera-t-on une façon acceptable pour la population de traiter les sables bitumineux, le pétrole de l’île d’Anticosti ou le gaz de schiste? Peut-on renouveler le parc industriel en énergie renouvelable? », se questionne M. Desjardins.
De son côté, le directeur général de l’Association industrielle de l’est de Montréal (AIEM), Dimitri Tsingakis reconnaît que les années les plus florissantes de la pétrochimie sont derrières, mais « l’AIEM regarde vers le futur. Nous avons la chaîne du polyester qui est unique au Canada. Nous ne parlons pas de déclin, mais de renouveau et de modernisation de l’industrie. »