« C'est un budget qui ne respecte pas les payeurs de taxes »
En entrevue avec le Journal de Rosemont, il ne mâche pas ses mots pour dénoncer ce qu’il estime être un « bris d’engagement électoral ».
« C’est un budget qui ne respecte pas les payeurs de taxes. On nous avait dit que la hausse de taxes ne serait pas supérieure au coût de la vie, qui est de 1,7 %. Or, à Rosemont – La Petite-Patrie, le taux moyen de taxation est de 2,6 %. Si on ajoute à ça qu’il y a eu une baisse du budget d’opération de l’arrondissement, ce qu’on envoie comme message, c’est « payez plus et vous en recevrez moins ».
« Ça nous met dans une situation difficile, surtout si on ajoute les importantes quantités de neige reçues en 2013, qui étaient supérieures à celles prévues dans notre contrat : l’année 2014 ne sera pas une année facile pour Rosemont – La Petite-Patrie du point de vue financier », annonce-t-il.
Une hausse sous la moyenne
Le taux moyen de taxation à Rosemont – La Petite-Patrie (2,6 %) se situe néanmoins légèrement sous la moyenne montréalaise (2,8 %). Une situation que M. Croteau attribue au choix de son administration de ne pas imposer de taxe locale.
Malgré tout, la facture tant redoutée s’annonce salée pour les propriétaires rosemontois, car l’évaluation foncière de leur demeure, sur laquelle se base le calcul du compte de taxe, « tourne autour de 30 % ».
« On parle souvent de 32-33 %, et ça, c’est directement lié à la spéculation foncière. Malheureusement, on ne peut rien n’y faire. C’est la Ville de Montréal qui établit les rôles fonciers, les arrondissements, eux, subissent », affirme-t-il.
M. Croteau dénonce l’absence de réforme dans les sources de revenus de l’administration municipale.
« La Ville-centre n’offre pas de services de proximité, elle offre des services d’appui et d’expertise. C’est le paradoxe de la Ville de Montréal : il y a autant sinon plus d’employés qui y travaillent que dans les arrondissements. C’est pourquoi c’est assez insultant d’entendre de la bouche du président du comité exécutif qu’eux [la Ville-centre] ont fait le ménage et pas les arrondissements. Ça fait quatre ans qu’on est obligé de rationaliser et de couper, alors qu’eux continuent d’augmenter leurs dépenses », décrie-t-il