91 bénévoles au service de la communauté
Depuis deux ans, l’établissement scolaire accueille des élèves du programme d’éducation internationale (PEI).
« On les sélectionne sur la base de leur profil d’apprenant. Ce qui compte, ce ne sont pas leurs résultats scolaires, mais vraiment leurs qualités humaines. En ce sens, on leur demande de développer leur engagement au sein de leur communauté dans différents milieux », explique Maryse Dagenais, enseignante qui chapeaute le volet « service communautaire » du programme.
Chaque élève doit réaliser un minimum de 10 heures de bénévolat annuellement. Dans le cas de l’école Père-Marquette, cela représente donc un potentiel de 910 heures de « bonnes actions ».
S’engager dans son quartier
Si l’an passé les activités d’entraide étaient principalement concentrées à l’école, cette fois-ci, les élèves sont amenés à sortir du milieu scolaire.
« On en est seulement à notre deuxième année du volet international. On offre beaucoup de possibilités de bénévolat dans l’école, mais puisque le nombre d’élèves augmente, ça devient un peu plus difficile », fait valoir Mme Dagenais.
Depuis quelques mois, l’enseignante et son directeur, Martin Lewis, s’efforcent donc de tisser des liens avec les organismes communautaires du quartier. Un appel à tous a été lancé, lors du dernier comité Lève-Tôt de La Petite-Patrie, pour trouver des opportunités de bénévolat. Ce démarchage est essentiel pour faire valoir le potentiel, mais aussi les limites des jeunes.
« Ils ont entre 12 et 14 ans. Ils ne savent pas forcément comment s’y prendre ou ce qu’on attend d’eux. Ça leur prend un certain encadrement. L’objectif, c’est que les adolescents développent leurs qualités et leur personnalité. Qu’ils se découvrent des talents et des passions. Je ne veux pas qu’ils aient l’impression de « faire du temps » et qu’ils n’aient plus le goût de s’engager. C’est pour cette raison qu’on y va tranquillement, pour qu’ils découvrent des choses qu’ils aiment.
« Je ne veux pas qu’on vienne chercher des jeunes seulement parce qu’on a « besoin de bras », mais plutôt parce qu’ils sont créatifs et talentueux », insiste Mme Dagenais.
Même s’il est encore trop tôt pour mesurer l’impact que l’engagement de ces jeunes aura sur le secteur, l’enseignante estime qu’à long terme, celui-ci permettra de bonifier la vie de quartier, tout en redorant le blason de l’école Père-Marquette.
« On a longtemps dit que c’était un milieu dur; l’école Père-Marquette avait mauvaise presse.Or, j’ai l’impression que depuis que l’on pousse les jeunes à s’engager dans le quartier, les gens voient que c’est un endroit dynamique et chaleureux », plaide-t-elle.
Le bénévolat, ce qu’en pensent les jeunes
Lors de son passage à l’école Père-Marquette, le <@Ri>Journal de Rosemont<@$p> a interrogé des jeunes du PEI sur ce qu’ils pensaient du bénévolat. Voici ce qu’ils avaient à dire:
« Du bénévolat, j’en faisais déjà avant [d’être inscrite au programme d’éducation internationale]. Quand j’accepte d’en faire, c’est parce que ça me tente. Quand j’ai fini, je me sens bien. Ça permet aussi d’avoir un bon CV (curriculum vitae) », indique Sasha, 12 ans.
« C’est coolquand j’en fais avec mes amis. Je suis sociable. Ça me donne l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes et de parler avec elles, tout en aidant du monde », ajoute son amie Julia, 12 ans, qui fait partie du conseil étudiant.
« Du bénévolat, j’en faisais, sans même m’en rendre compte. Quand j’étais au primaire, j’aidais souvent les plus jeunes, parce qu’on me le demandait et que ça me faisait plaisir », soutient Kadiatou, 14 ans.
« Faire du bénévolat, c’est cool, car ça fait plaisir aux gens qu’on aide. Par contre, il faut qu’il y ait une bonne amnbiance. Il faut avoir du plaisir en travaillant », indique Yasmine, 13 ans.