Réaménagement de la rue Beaubien : consultera, consultera pas?
« Je suis très interpellé par ce projet et j’en ai parlé avec des organismes du quartier. Je crois que ce serait intéressant de faire une consultation publique ou de créer un comité citoyen », a fait valoir le jeune homme possédant une formation en urbanisme, lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement.
Le maire de Rosemont – La Petite-Patrie, François W. Croteau, a indiqué qu’il s’agissait « d’un gros projet » pour lequel il y avait plusieurs « éléments dont il fallait tenir compte ».
« La station de métro Beaubien accueille aussi un terminus d’autobus; il faut donc que dans l’aménagement de la place publique, il y ait une entente [avec la Société de transport de Montréal] pour bien refaire la configuration des arrêts d’autobus et le dégagement des intersections », a-t-il affirmé.
Consultation versus rapidité
Si le concept du réaménagement est connu, les plans officiels, eux, n’ont pas été dessinés. Cependant, la tenue d’une consultation publique alourdirait le processus et retarderait le début des travaux, a mentionné M. Croteau.
« On peut y aller avec un concours et une consultation publique : dans ce cas, je prédis alors la fin des travaux en automne 2015, peut-être même printemps 2016. Ou encore, comme on l’a fait avec la rue Des Carrières, on a reçu les citoyens avec des propositions de plans. Il y a deux façons de faire : la fast track ou la grande consultation qui retarde de plusieurs années le projet. Le choix n’a pas encore été arrêté », a-t-il laissé savoir, ajoutant que plusieurs intervenants et groupes (commerçants et citoyens) devraient être rencontrés.
La métamorphose de la rue Beaubien ne constituera pas « une révolution du quartier » et se limitera principalement à l’élargissement des trottoirs et à du verdissement. Pour ce qui est de la création d’un parc derrière le magasin Bovet et d’une place publique en face de la Société des alcools du Québec, cela ne se fera pas avant plusieurs années, a prévenu le maire.
« Ces deux lots ont été mis en réserve foncière aux fins de parc. Il faut ensuite faire l’acquisition de ces lots, ce qui veut dire qu’on a environ deux ans de négociation, puis il y a la réalisation des plans et devis. [Pour cette étape], on est plus dans un échéancier de trois ou quatre ans. On a le temps en masse de faire officiellement une consultation », a-t-il répondu.
Pour sa part, le conseiller de Ville pour le district Saint-Édouard, François Limoges, a insisté sur le fait que peu importe le mode de fonctionnement retenu, « on [l’arrondissement] ne travaille jamais en vase clos ».