Piste des Carrières : l'arrondissement refuse de s'engager
Lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement, l’urbaniste a déposé une pétition. Ses 103 signataires demandent à ce que la piste conserve son caractère multifonctionnel et, par le fait même, ne soit pas asphaltée.
« Je suis venu solliciter votre appui dans mes démarches, puisque je considère que la piste des Carrières constitue un atout important pour l’arrondissement », a plaidé le résident.
Du côté de l’administration locale, on a indiqué qu’il était trop tôt pour se prononcer et prendre un engagement formel.
« On n’a pas reçu de plans. Même s’il y a une volonté de la Ville et de Québec d’asphalter la piste [pour l’inclure dans la Route verte et la Véloroute], ça ne veut pas dire que ça va être fait sur toute la largeur. Si on nous présente un plan pour une piste cyclable bitumée, avec un chemin en poussière de roche; on va applaudir », a laissé savoir le conseiller François Limoges, responsable du dossier.
Selon lui, le statu quo n’est pas envisageable, la piste des Carrières n’étant plus « multifonctionnelle, mais plutôt dysfonctionnelle ».
M. Limoges a néanmoins tenté de se faire rassurant, mentionnant qu’un réaménagement du chemin bordant la voie ferrée du Canadien Pacifique ne se ferait pas avant quelques années.
« On parle d’un horizon de 2017. Et s’il y a une chose que j’ai apprise en quatre ans, c’est que tant que ce n’est pas confirmé, reconfirmé et re-reconfirmé, ça se peut que ça ne se fasse pas. Donc, cet été, la piste va rester tel quel et probablement que l’année prochaine aussi.
« J’ai rencontré le directeur des transports actifs de la Ville-centre pour parler de développement de pistes cyclables, et il n’avait aucun idée d’où c’en était rendu. Si lui n’a pas ça dans ses cartons, c’est qu’on est loin de l’immédiat », laisse savoir le conseiller.
Pas du ressort de l’arrondissement
Lorsqu’interpellé par M. Paré, M. Limoges et le maire de l’arrondissement, François W. Croteau, ont insisté sur le fait que ce projet ne relevait pas de leur juridiction.
« La portée du projet, pour le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal, n’est pas locale; elle est régionale. Pour nous aussi [elle n’est pas locale], car nous faisons partie d’une région et d’une ville.On gère la piste en fonction d’un réseau global.
« Nous, comme conseil d’arrondissement, notre opinion ne compte pas. On n’a pas de pouvoir juridique sur ce qui se fera, ça ne relève pas de notre juridiction », a affirmé le maire, indiquant que les élus n’étaient pas les seuls à avoir un pouvoir de représentation; les résidents aussi en avaient un.
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