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Impacts locaux des Mosaïcultures

Beauchemin Philippe - TC Media
La présence des Mosaïcultures internationale au Jardin botanique entraîne des changements importants dans les habitudes des Rosemontois voisins de l’institution scientifique. Outre le prix d’entrée donnant accès à l’endroit qui sera beaucoup plus élevé entre le 22 juin et le 29 septembre, le chantier préparatoire entraîne déjà des contraintes pour les visiteurs.

Il s’agit cependant d’un mal pour un bien, explique le directeur du Jardin botanique, Gilles Vincent.

« Le jardin botanique de Montréal est le jardin des Montréalais, des Rosemontois et des gens de Hochelaga. On le sait. On ne peut pas et ne veut pas se les mettre à dos. Cependant, les Mosaïcultures internationales constituent un événement unique, majeur, qui durera 100 jours dans la vie du Jardin botanique. Comme directeur, passer à côté d’une telle opportunité, c’aurait été une mauvaise décision », affirme-t-il.

Lors de notre passage, les ouvriers étaient à pied d’œuvre sur les structures à mettre en place. Par raison de sécurité, quelques secteurs étaient fermés au public.

« Les gens trouvent que c’est bruyant… oui, c’est vrai, admet le directeur, mais il faut bien les monter les Mosaïcultures. Il y a 47 structures au total à construire. Dans quelques semaines, lorsque les gros travaux seront terminés et avant l’ouverture officielle du 22 juin, les visiteurs pourront à nouveau se promener partout et voir les horticulteurs s’afférer sur les oeuvres. »

La directrice générale des Mosaïcultures internationales de Montréal tient à rappeler que « d’autres villes et pays voulaient les Mosaïcultures. La Chine, la Corée du Sud, le Japon. Mais on a décidé de revenir à Montréal, après une absence de 10 ans. Ce sera la première fois que l’on tiendra cet événement dans un jardin botanique. Ça n’a jamais été le cas avant et cela aura un impact majeur sur la ville. Il faut se dire: « Enfin, ça revient à Montréal » », dit Lise Cormier.

Moins de visiteurs l’été

Selon les dires du directeur, le Jardin botanique enregistre des baisses du nombre de visiteurs depuis quelques années durant la période estivale.

« L’automne, le printemps, ça va bien. Mais l’été, il y a beaucoup de choses à faire à Montréal. Les festivals, les nombreuses activités… Tout ça a pour conséquence que l’on a une réduction des visiteurs depuis quelques années maintenant. Nos collections sont pourtant magnifiques, nos jardins aussi, mais, il faut bien le dire, il y a un intérêt moins grand pour le jardinage. On se disait donc qu’un tel événement permettrait aux Montréalais de redécouvrir leur jardin. »

Les responsables de l’événement international estiment que plus d’un million de visiteurs viendront voir les Mosaïcultures au Jardin botanique cet été.

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