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Des plongeurs en colère

Les employés du bassin de plongée sous-marine au Parc olympique sont furieux. Ils ont récemment appris que la RIO (Régie des installations olympiques) allait procéder à la fermeture imminente du bassin. Ils soutiennent qu’ils l’ont appris par hasard, au début du mois de décembre, sans aucun préavis ni consultation.

C’est un maitre plongeur qui aurait découvert qu’un appel d’offres avait été lancé par la RIO afin de fermer complètement le bassin et de couvrir celui-ci d’un plancher à la surface.

Les employés du centre de plongée ont aussitôt contacté la RIO qui ne leur aurait donné que peu d’informations, outre le fait que le bassin sera condamné bientôt pour faire place aux réaménagements des plateaux sportifs du centre sportif, dû  à l’arrivée prochaine de l’INS (Institut national de sports). Ils auraient aussi été informés, qu’après la fermeture,  les formations de plongée allaient dorénavant s’opérer à l’intérieur des bassins aquatiques, disponibles au centre sportif.

« Nous sommes excessivement fâchés, on ne l’aurait même pas su si ce n’était de notre plongeur qui a vu passer l’appel d’offres», s’insurge Stéphane Duclos, instructeur en chef au bassin de plongée. « C’est le plus gros bassin de plongée ouvert au public en Amérique du nord. 15 mètres de profondeur, il n’y a que celui de la NASA qui est plus grand, mais disons qu’il n’est pas très accessible. Là ils vont le condamner en mettant un plancher dessus, mais il est surélevé par rapport au reste du complexe, alors ils ne pourront pas faire grand-chose avec l’espace », renchéri l’instructeur, toujours sous le choc cette annonce.

Du côté de la RIO

La RIO se défend toutefois d’avoir fourni les informations de son éventuelle fermeture, en novembre dernier, et qu’ils allaient procéder à la réévaluation des disponibilités du bassin de plongée durant le début des travaux de modifications que produisent l’arrivée de l’INS, le 3 février.

L’INS est un programme du ministère de l’Éducation, créé en 2010, en soutient aux athlètes olympiques et paralympiques.  Les bureaux de l’INS, une salle d’entrainement, un gymnase ainsi que des cliniques de physiothérapie et massothérapie seront, entre autres, aménagés sur les plateaux sportifs des camps de jour. Ce sont ces plateaux sportifs, qui seront relocalisés sur la surface du bassin de plongée sous-marine.

«Les  camps de jours accueillent 30 000 jeunes à chaque année et le bassin est vieillissant, il a besoin de travaux de réfection de plus de 2 M$, c’est une décision de gestion», explique, Justine Lord-Dufour, conseillère en communication par intérim au Parc olympique. 

 Les employés du bassin se mobilisent

Les employés soutiennent qu’ils ont été écartés et que la RIO a sans préavis, cessé de prendre des rendez-vous pour les formations de plongée, le lundi  14 janvier. Ils ont alors fait connaître leur mécontentement auprès des médias. Les prises de rendez-vous auraient repris leurs cours, le jeudi 17 janvier. Ils se mobilisent présentement en déposant une injonction.  

Une pétition a également été mise en ligne pour protester contre la fermeture du bassin de plongée. Ils espèrent obtenir plus de 4000 signatures, afin de la présenter le 5 février à l’Assemblée nationale.»

La RIO planifie présentement une consultation  afin de discuter de solutions. Ils aimeraient inviter lors de celle-ci,  les employés du bassin de plongée, l’Institut national de sport et le bureau du cinéma, car plusieurs productions cinéma s’y déplacent couramment pour tourner des scènes aquatiques. Aucune date n’aurait été prévue, ni aucune invitation n’aurait encore été lancée, en date du 17 janvier.

Legs des Jeux olympiques, le bassin de plongée sous-marine est ouvert depuis sa construction en 1976. La date de fermeture officielle est toujours inconnue.

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