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Dans un bunker près de chez soi

Beauchemin Philippe - TC Media
On retrouve dans un bâtiment de la rue Chabot un bunker militaire. Le petit espace clos contient un simple lit, un coin pour diner, une table, deux chaises. Là, deux militaires québécois y séjournent. Ils devront bientôt prendre une grave décision: déclencher ou non une riposte nucléaire contre l’ancienne l’URSS.

Le tournage du film Bunker, réalisé par Patrick Boivin et mettant, entre autres, en vedette Patrice Robitaille et Martin Dubreuil, raconte l’histoire de ces deux hommes isolés du reste du Québec, aux prises avec une grave décision. Doivent-ils ou non lancer une attaque nucléaire sur l’ancienne puissance communiste? Une question qui peut entraîner une conséquence dévastatrice.

Sur place, lors de notre passage, les comédiens répondaient aux questions des journalistes et se faisaient tirer le portrait par les photographes. Dans un coin, le producteur de ce film, Stéphane Tanguay, était seul et tranquille. Pour cause: il est un peu comme chez lui, ici, dans ce Bunker.

« On cherchait un lieu fermé et on n’avait pas le goût d’aller dans un studio qui serait à l’autre bout de la ville, dans l’Ouest. Moi, ma boite de producteur est dans ma maison et j’habite sur la rue Chambord, tout juste à côté. Le réalisateur lui aussi habite tout près, comme l’assistante à la caméra. En fait, tout le monde vit dans le coin, alors quand notre directeur artistique nous a parlé de ce bâtiment, on était tous très en faveur d’y construire notre bunker », souligne M. Tanguay.

Travailler et tourner un film sur la rue voisine de celle où l’on réside, voilà une chance qui n’arrive pas souvent dans le milieu du cinéma.

« Moi, je dois venir au studio en voiture parce qu’il faut que je ramène la caméra chaque soir. Si ce n’était pas de cela, je viendrais à pied, comme tous les autres. Quand il y a des courses à faire, c’est donc moi qui y vais, parce que je suis le seul avec une voiture. Tsé, dans les dernières années, les gens ont quitté Le Plateau et sont montés pour se trouver quelque chose dans La Petite-Patrie, dans Villeray, ou autour du marché Jean-Talon. C’est le fun de voir les gens arriver en marchant le matin. C’est relaxe et on a tous moins de stress. Ça parait dans nos journées de tournage. »

Il a fallu deux semaines pour construire le bunker du film. D’ici vendredi, on terminera le tournage des scènes intérieures. Restera une seule prise à faire pour compléter le long métrage, lorsque le printemps sera arrivé.

« Ce n’est pas plus difficile de tourner dans un endroit contigu comme ici que dans un grand studio où l’on peut être parfois 75 personnes. Ici, on est une petite équipe, 14 au total, alors ce n’est si pire. C’est un peu comme être en famille, et en plus, à la fin de la journée, on peut être chez nous en deux minutes. »

Bunker, l’histoire…

« Alors qu’ils croyaient que leur affectation n’était que le résultat d’une vieillerie administrative, deux soldats québécois isolés dans un bunker en viennent aux prises avec une grave décision. Sans aucun moyen de vérifier si leur pays est réellement attaqué, leur protocole leur demande de déclencher une riposte nucléaire assez forte pour éliminer d’un seul coup plusieurs millions de personnes sur le territoire de l’ancienne URSS. La guerre froide est pourtant terminée depuis près de 25 ans… »

– Pour voir une vidéo du film : http://bit.ly/Z2pGKt

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