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Tapageur magazine pour ados

Beauchemin Philippe - TC Media
Lancement en grande pompe du magazine citoyen Tapage, destiné aux adolescents et écrit par des jeunes de Rosemont – La Petite-Patrie, le jeudi 15 mars, à l’Artothèque de la rue Saint-André.

Aspirants journalistes et photographes avaient convié le public au lancement de ce premier numéro, une production d’Étincelles Médias, jeune organisme d’économie sociale qui veut donner la parole aux adolescents.

« Cette idée de faire un magazine pour et par les jeunes vient d’abord d’une colère. Nous étions fâchés de voir la place et l’image que l’on donne des adolescents dans les médias actuellement. On voulait donc créer un média différent, intelligent, à leur image. Quand on leur parle, quand on discute avec eux, quand on leur donne la chance de s’exprimer et de fouiller des sujets, on s’aperçoit qu’ils sont intéressés à bien d’autres choses que le maquillage et le shopping! C’est ce dont les gens vont se rendre compte en lisant Tapage », dit la directrice générale d’Étincelles Médias.

Dans ce premier numéro – on en espère trois par année – on retrouve un dossier sur la censure, ici comme ailleurs dans le monde, une entrevue avec un graffiteur et une autre avec une étudiante malentendante, on y lit également une série d’articles sur la sexualité et ses tabous, de même que sur le journalisme, la liberté d’expression, le recyclage, les jeux vidéos, la musique, le sport et les arts et spectacles. Défilés sur 56 pages (faites de papier recyclé), les sujets sont accompagnés de photos, illustrations, dessins et même d’une bande dessinée.

« Depuis le mois de septembre, on travaille avec eux sur ce premier numéro, explique la rédactrice en chef, Alice Braud. On a fait des ateliers toutes les semaines, on les a aidés dans leurs recherches et l’élaboration des articles. On leur a proposé quelques sujets, mais on a aussi pris en considération leurs idées. Par exemple, pour les articles sur la sexualité, ils voulaient en parler parce qu’ils disent qu’il y a encore tellement de tabous sur ce sujet. On pense à la masturbation chez les filles, par exemple. On a donc convenu qu’il fallait traiter de ce sujet. »

Les participants proviennent pour la majorité des maisons de jeunes l’Hôte-Maison et l’Accès-Cible, de même que de l’école Père-Marquette.

Annie Thériault, jeune journaliste qui a participé à ce magazine, dit que cela lui a permis de « vivre l’expérience d’être journaliste. J’ai appelé des intervenants, été voir des spectacles, rencontré des gens et écrit des textes. J’ai bien aimé. J’aimerais maintenant continuer dans ce domaine. »

Même chose pour la photographe Marie Vallière : « Je trouve intéressant de participer à un tel magazine, qui est fait par des jeunes, mais qui traite de sujets qui sont ceux d’adultes. Tapage ne prend pas les jeunes pour de simples jeunes, mais pour des personnes critiques de la société. C’est ce que je trouvais le fun », dit-elle.

– Pour voir, lire et commander le magazine tapage et pour voir les autres projets proposés par Étincelles Médias: www.tapage.ca.

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