La marquise doit être revue et corrigée
Les idées des bacheliers en devenir ont été dévoilées ce jeudi et vendredi 7 et 8 juin, au Locoshop Angus, alors que s’y tenait l’exposition des finissants de la faculté de l’aménagement de l’UdeM.
« J’habite le quartier et j’ai appris que la SDC (Société de développement commercial) Plaza Saint-Hubert faisait un appel pour des idées concernant le réaménagement de la rue. Nous sommes entrés en contact avec Mike Parente (directeur général) qui, tout comme le directeur de l’Institut d’urbanisme, Franck Scherrer, a appuyé l’idée de laisser nos étudiants de 3e année du baccalauréat en urbanisme se pencher sur ce terrain dans le cadre de la dernière activité de leur cursus. Nous avons ensuite présenté l’idée aux étudiants, qui ont aussi répondu avec enthousiasme », laisse entendre le professeur adjoint à l’institut d’urbanisme de l’UdeM, Juan Torres.
Quatre étudiantes ont finalement travaillé sur autant de dimensions liées à l’aménagement urbain de l’artère commerciale. Concrètement, leur projet de réaménagement de la Plaza tournait autour de quatre axes, soit l’analyse historique, la mixité des fonctions, la qualité des ambiances nocturnes et sur une proposition de réaménagement pour des espaces publics plus favorables au transport actif.
Au nombre des étudiantes, Élyse de la Sablonnière, qui a principalement travaillé sur l’éclairage de la Plaza. Durant des mois, jour, soir, journées ensoleillées ou pluvieuses, elle a analysé l’impact de la marquise et de son éclairage sur la clientèle de l’artère, de même que sur les commerces eux-mêmes.
« C’est surtout le soir qu’il y a une problématique, alors qu’il y a des secteurs où il fait très noir et où il manque de lumière, dit-elle. Le sentiment de sécurité de l’usager est donc diminué et il faut y remédier. Selon nous, il faut renforcer l’éclairage au niveau des trottoirs, des vitrines et des entrées des commerces. Avec la marquise, il y a justement une grande possibilité d’ajouter de l’éclairage. Il suffit d’améliorer sa configuration. Actuellement, elle cache la lumière du soleil, elle est un véritable nid pour les pigeons et elle entraîne une perte de visibilité des commerces. »
Malgré tous ses défauts, les étudiantes notent de nombreux points favorables à la conservation de la marquise au dessus des trottoirs de la Plaza Saint-Hubert. Il s’agit d’un élément identitaire et elle est la seule du genre à Montréal. On peut la conserver, suggère-t-elles, mais il faut revoir sa configuration et son utilisation.
Le professeur d’urbanisme souligne pour sa part être ouvert à présenter les idées des étudiantes auprès des décideurs si ceux-ci le désirent.