Les abeilles butinent Rosemont
Expérience plus que concluante l’an dernier (150 kilogrammes de miel avaient été récoltés), l’organisme Bee Api lance donc ses insectes pour une deuxième année à l’assaut des fleurs et bourgeons rosemontois.
« Elles sont déjà bien occupées à trouver du nectar et faire des allés-retours entre les fleurs et les ruches. À ce rythme, on devrait avoir une première récolte à la mi-juillet et une deuxième, vers la mi-septembre. Si tout va bien, puisque nos ruches sont matures, on pourrait pratiquement doubler le total de miel de l’an dernier », affirme France Aubut, responsable des ruches.
Les deux récoltes auront un goût différent l’un de l’autre, explique l’apicultrice: « Au printemps, les abeilles sont occupées à trouver du nectar dans les pissenlits et les arbres fruitiers qui sont en bourgeon. Plus tard, elles passeront aux trèfles, tournesols et tilleuls, entre autres. On aura donc un miel qui aura, notamment, un léger goût de menthe. Puis, à l’automne, ce sera les fleurs de parterre, les fleurs sauvages et les verges d’or et l’asclépiade qui attireront les abeilles. Le miel récolté à la fin de septembre ne goûtera pas la même chose. »
Tout comme l’an dernier, trois ruches seront actives cette année. Elles butineront du parc Maisonneuve à l’Est jusqu’au mont Royal à l’Ouest, et de la rue Jean-Talon au Nord jusqu’au fleuve, au Sud.
Mme Aubut rappelle que les abeilles ne sont pas dangereuses pour les humains, « tant qu’on ne les dérange pas dans leur travail. »
« Contrairement aux guêpes, elles sont indifférentes à la présence des humains. Leur vie consiste à trouver du nectar et rapporter leur butin à la ruche. C’est ça leur vie. »
Soubresaut de mars
Au mois de mars dernier, les températures ont dépassé les 20 degrés Celcius durant quelques jours consécutifs. Une température exceptionnelle qui a réveillé les abeilles.
« Quand il fait chaud, les ruches entrent dans une activité optimale. Les abeilles sont donc sorties à la recherche de pollen. Et elles en ont trouvé, dans les bourgeons des bouleaux, entre autres. Et quand la température est revenue à la normale, elles ont compris qu’il ne fallait plus sortir. Mars n’a été qu’un petit soubresaut qui n’a pas créé de problème dans les ruches. On a fait les vérifications : les abeilles sont en santé, nos traitements bios ont bien fonctionné. »
Les récoltes devraient donc être bonnes; pour le savoir, la responsable de Bee Api invite les gens à la patience. C’est en effet au Marché de Noël, tenu au Technopôle Angus en décembre, que l’on pourra goûter le miel de Rosemont.