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Prisonniers de la neige

Beauchemin Philippe - TC Media
Dès qu’une bordée de neige tombe, il est difficile pour les citoyens et les automobiles de circuler sur les rues et artères de Rosemont – La Petite-Patrie. Pour les résidents du 3150 Rachel Est vivant avec un handicap et devant utiliser une chaise roulante pour se déplacer, cela est carrément impossible. Ils sont prisonniers de la neige.

« Quand il neige, on est pris en dedans. Nous sommes 14 à devoir utiliser une chaise ou fauteuil roulant et on ne peut pas sortir parce qu’il y a de la neige à l’entrée de notre bloc. De plus, quand l’arrondissement passe la gratte dans la rue, cela fait de gros tas de neige infranchissable pour nous. Je ne suis pas en mesure de prendre une pelle et d’aller enlever cette neige là. Je suis prisonnière », explique Virginie Duluth-Trudel

La jeune femme laisse entendre qu’elle n’est pas du genre à se plaindre pour un rien : « Moi, je m’étais jurée que jamais je m’empêcherais de sortir l’hiver. Avant, j’étais une fille qui faisais du snowboard et du ski… Mais c’est très difficile actuellement de simplement sortir du bloc. Et ce n’est pas à cause d’un manque de volonté, c’est un problème de déneigement. »

Elle demande donc à l’arrondissement de s’assurer que les résidents du 3150 Rachel Est puissent sortir et traverser la rue pour aller soit à l’arrêt d’autobus située tout proche, soit au marché alimentaire Loblaw’s situé en face. « Quand on appelle le transport en commun, on nous répond que le véhicule ne se déplacera pas avant que la rue soit dégagée. On aimerait au moins avoir une chance d’aller prendre l’autobus ou d’aller à l’épicerie », indique Mme Duluth-Trudel.

Le maire de Rosemont – La Petite-Patrie comprend la problématique, mais souligne qu’il sera difficile d’en faire plus dans ce dossier. « Il y a là un grand rez-de-chaussée qui appartient au propriétaire de l’endroit. Nous, évidemment, on ne peut pas aller déneiger leur entrée. Si on commençait à déneiger l’ensemble des rez-de-chaussée des bâtiments, on n’aurait pas fini.

« Quand il y a une bordée de neige, poursuit François W. Croteau, on déneige de façon prioritaire les centres hospitaliers, les écoles, les centres de personnes âgées et d’autres endroits où l’on retrouve des personnes ayant un handicap et des difficultés de déplacement. On fait déjà notre maximum pour répondre le plus rapidement possible aux besoins et demandes. »

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