Deux ans de plus avec le Berger Blanc
Cette décision, qui « fait mal au cœur » laisse entendre le maire de Rosemont – La Petite-Patrie, est prise alors que le Berger Blanc a été la seule entreprise à soumissionner pour obtenir le contrat de fourrière de l’arrondissement.
« On aurait aimé que d’autres organismes, surtout à but non lucratif, soumissionnent. Or, la SPCA (Société protectrice des animaux) ne l’a pas fait. Le Berger Blanc a été le seul soumissionnaire et sa soumission était conforme. On est dans l’obligation de leur donner le contrat alors qu’on ne voulait plus de cette entreprise. On a les deux mains liées dans ce dossier, et ce, tant que la fourrière municipale de Montréal ne sera pas mise en place », explique François W. Croteau.
Selon le magistrat, il serait même possible, au bout des deux années, que l’arrondissement soit confronté à une situation similaire. « Selon ce que je sais, il faudra plus de deux ans pour mettre en place le service de fourrière municipale. On pense plus à trois ou quatre ans encore, le temps de trouver le local, le personnel, de mettre tout en place. Il y a donc des probabilités qu’on soit obligé de redonner un contrat [au Berger Blanc]. »
Le nouveau contrat aurait pu n’être que d’une seule année, mais le maire François W. Croteau voit des avantages à ce 24 mois de services de fourrière offerts par l’entreprise. « On obtient d’abord un meilleur prix; une seule année nous aurait amené rapidement à lancer un nouvel appel d’offre pour l’année suivante sans avoir au préalable une garantie de prix.
« De plus, on voulait attacher les deux mains des gestionnaires du Berger Blanc pour les deux prochaines années et ainsi pouvoir bien contrôler ce qui se passe sur notre territoire. Au bout du terme, au moment où le service animalier municipal sera, en étant optimiste, près d’être en service, on pourra réévaluer la situation ».
Rappelons que Le Berger Blanc a été obligé de répondre à des exigences d’amélioration de ses services au cours des derniers mois : supervision des euthanasies par des médecins vétérinaires, installation de caméras de surveillance, conservation des bandes d’enregistrement par un fournisseur indépendant, rénovation de l’ensemble des enclos et des cages, installation d’enclos à chien à l’extérieur, mise en place d’un délai obligatoire de cinq jours avant de procéder à l’euthanasie d’un animal, disposition des carcasses par incinération et contrôle des barbituriques par une seule personne sont au nombres desdites améliorations.