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Camion arrive

Beauchemin Philippe - TC Media
Le Prix du Meilleur réalisateur. De même que celui du Jury. Les participants au festival de Karlovy Vary, petite ville située en République tchèque, ont adoré le Camion de Rafaël Ouellet, qui prendra l’affiche au cinéma Beaubien le 17 août. Dans ce film qui situe l’histoire dans le Bas-Saint-Laurent, de même qu’au Nouveau-Brunswick et à Montréal, ils s’y sont retrouvés. S’y sont reconnus.

Au final du générique, on comprend :Camion contient en effet ce dénominateur commun et universel, ce « petit quelque chose » auquel on peut tous s’identifier… que l’on soit Québécois ou Thèque!

L’histoire, c’est celle de Germain, ce camionneur qui, impliqué dans un accident, tue une automobiliste. C’est celle aussi de ces deux fils, Samuel et Alain, de retour à la maison familiale pour réconforter leur père après ce terrible choc. Mais Camion c’est surtout l’histoire de leur relation, de leurs retrouvailles, de ce lien qui les unis, eux, pourtant si différents.

On retrouve, dans le quatrième long métrage de Rafaël Ouellet, ce mélange de respect et de retenue qui caractérise les relations père-fils dans de nombreuses familles québécoises. Le réalisateur et scénariste exploite et expose ici avec finesse ce non-dit entre les membres d’une même famille, cette recherche de proximité dans les gestes, mais sans devoir se parler, s’expliquer.

Il y a de ça dans Camion, et il y a aussi cette démonstration (très forte) de l’inaltérable du lien de sang. Malgré que Germain (Julien Poulain) ne voit pas très souvent ses deux enfants (Patrice Dubois et Stéphane Breton), que tous trois vivent des drames différents, ont saisi rapidement que, une fois ensemble, rien ne peut briser cette union. Une scène, particulièrement, lors d’une journée à la chasse, nous fait saisir la force de leur relation.

En regardant Camion, on pense inévitablement au long-métrage de Sébastien Pilote, Le vendeur. Mais là où s’arrêtait le film de M. Pilote, on retrouve dans celui de M. Ouellet un retour vers l’espoir et des jours meilleurs. Une façon de démontrer qu’après un accident, aussi dramatique soit-il, il faut tout de même, un jour, reprendre le volant et retourner sur le chemin.

– Le film Camion sera présenté dès le 17 août au cinéma Beaubien. www.cinemabeaubien.com.

– Les représentations sont précédées du court métrage québécois Nostradamos, réalisé par Maxence Bradley, Elisabeth Olga Tremblay et Alexandre Lampron.

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